Environnement

La tempête frappe surtout l’est du Québec

La tempête de neige qui balaiera le Québec d’ouest en est a commencé à s’abattre en fin de nuit, mardi, et devrait laisser ses plus fortes accumulations à compter de la mi-journée.

Dans la région de Québec, la neige sera parfois forte et il y aura de la poudrerie par endroits. Entre 15 et 20 centimètres de neige devraient s’accumuler jusqu’en fin de soirée et des rafales pourraient souffler jusqu’à 90 km/h en après-midi, rendant la visibilité réduite et les déplacements difficiles à certains endroits. Mercredi, de la pluie pourrait se mêler aux chutes de neige.

«À midi, mardi, on comptait déjà une dizaine de centimètres d’accumulation avec des vents qui vont augmenter au cours de la journée. Déjà, on a enregistré des rafales de 60 km/h, qui pourraient augmenter jusqu’à 90 km/h, près du fleuve. On ne s’attend toutefois pas à ce qu’il y a ait beaucoup de poudrerie, parce que la neige est trop lourde, mais les vents vont faire en sorte de réduire la visibilité sur les routes», a expliqué Simon Legault, d’Environnement Canada.

Des avertissements de tempête hivernale et d’onde de tempête ont été émis pour la région de Québec, particulièrement pour les secteurs de Bellechasse, Côte-de-Beaupré, l’Île d’Orléans, Lévis et Québec.

«Le retour à la maison s’annonce difficile. La neige collante risque également de se coller aux arbres, ce qui pourrait augmenter les possibilités de branches cassées. Les gens doivent donc se préparer à l’éventualité de pannes électriques», a continué M. Legault.

Des niveaux d’eau plus élevés que la normale sont à prévoir près de la côte, mardi et mercredi en soirée. Des avertissements de risque de débordement côtier ont d’ailleurs été émis par Pêches et Océans Canada (Sciences) et le Service météorologique du Canada de la région du Québec.

«Mardi soir, les vents très forts et une dépression très forte devraient amener une poussée d’eau importante. Il y aura donc possibilité de débordements mardi et mercredi. Mardi sera toutefois plus propice», a noté le porte-parole d’Environnement Canada.

Charlevoix, la plus touchée

La région la plus touchée par la tempête sera toutefois celle de Charlevoix. Une accumulation de 20 à 30 centimètres de neige est prévue pour l’après-midi de mardi, avec des vents forts. En soirée, une accumulation supplémentaire de 15 à 25 centimètres est attendue; de 10 à 15 autres tomberont mercredi.

«Il y a déjà 15cm d’accumulation ce midi, et 30cm à certains endroits. L’accumulation est très rapide. Et on attend encore 25cm dans la nuit de mardi à mercredi et 10cm mercredi. Au total, on s’attend à une accumulation totale de 70 à 80cm de neige pour la région», raconte encore Simon Legault.

En Gaspésie, environ 25 centimètres de neige devraient en outre s’abattre sur la région de mardi soir à mercredi après-midi.

«Les vents d’est vont favoriser les accumulations de neige, notamment à Gaspé et dans le Parc de la Gaspésie, où on attend de 30 à 40cm de neige. Là-bas aussi, ce sont les vents qui risquent de compliquer la situation avec des pointes de 80 km/h», a indiqué M. Legault.

Environnement Canada recommande d’ailleurs aux automobilistes de bien évaluer leurs déplacements non essentiels, voire de les retarder, jusqu’à ce que les conditions s’améliorent. Avec La Presse canadienne

Environnement

Gazoduc: pas de bénéfice environnemental?

L'AFFIRMATION: «Si [le gaz canadien] vient remplacer en Europe, par exemple, des machines ou des usines qui fonctionnent avec du charbon ou du mazout, là, il peut y avoir un gain net en matière de GES [gaz à effet de serre, ndlr] qui peut être intéressant», a déclaré récemment le député péquiste Sylvain Gaudreault à l’agence QMI (Quebecor), en réaction à l’annonce d’un projet de gazoduc qui traverserait l’Abitibi pour amener du gaz naturel des Prairies jusqu’à une future usine de liquéfaction, au Saguenay. Dès le lendemain, cependant, Le Devoir citait «des experts» disant que les bénéfices environnementaux «seront pratiquement nuls». Alors voyons voir…

LES FAITS

Le gaz naturel est principalement constitué de méthane (CH4). Comme il y a moins d’atomes de carbone dans le méthane que dans d’autres combustibles fossiles, en particulier le charbon, le gaz naturel émet environ deux fois moins de CO2, principal responsable du réchauffement climatique, lorsqu’on le brûle. D’après des chiffres du GIEC, pour chaque kilowatt-heure d’électricité produite, une centrale au gaz émet l’équivalent de 370 grammes de CO2, contre 760 g/kWh pour une centrale au charbon. À cause de cela, le gaz naturel est souvent décrit comme un «pas dans la bonne direction» : il faudra éventuellement s’en passer parce qu’il pollue mais, en attendant, il permet de réaliser des gains environnementaux s’il remplace le charbon.

Environnement

Les Québécois auront froid cet hiver, prédit MétéoMédia

Les Québécois n’ont pas fini d’avoir froid. Selon les prévisions de MétéoMédia pour l’hiver, les températures continueront de se situer sous les normales saisonnières au Québec, où on pourrait cependant recevoir moins de neige que l’année dernière.

Dans son aperçu de l’hiver 2019 publié lundi matin, MétéoMédia prédit des températures en deçà de la normale dans l’est du pays, de l’Ontario jusqu’aux provinces de l’Atlantique, surtout dans la deuxième moitié de la saison.

Environnement

Des organismes lancent une campagne contre les déversements d’eaux usées

Trois organismes environnementalistes annoncent lundi le lancement d’une campagne pour exhorter le gouvernement du Québec à mettre en place des solutions afin d’arrêter les déversements d’eaux usées dans les cours d’eau et de mieux les encadrer s’ils sont absolument nécessaires.

Les organismes Eau Secours, Fondation Rivières et Nature Québec citent en exemple les déversements récents de millions de litres d’eaux usées non traitées par les villes de Longueuil et de Shawinigan dans le fleuve Saint-Laurent et dans les rivières Shawinigan et Saint-Maurice. Un déversement du genre, de cinq milliards de litres d’eau, avait été fait dans le Saint-Laurent par la ville de Montréal à l’automne 2015.

Alice-Anne Simard, directrice générale d’Eau Secours, déplore que les déversements d’eaux usées semblent être la norme au Québec. À son avis, il est faux de prétendre, comme le font les élus, que ces déversements sont inévitables. Les trois organismes signalent qu’il y a eu 62 000 déversements au Québec en 2017, comparativement à 1300 en Ontario.

Ils proposent la constitution par le gouvernement d’une équipe d’experts en gestion des eaux usées.

Ils demandent aussi un encadrement des 93 municipalités qui déversent constamment leurs eaux usées sans traitement, une interdiction de déversements sans autorisation du ministère de l’Environnement, une amende imposée aux municipalités en fonction des volumes d’eaux usées déversés et des mesures d’aménagement du territoire, comme la réduction de l’imperméabilité des sols et l’aménagement d’infrastructures vertes.

Ils soutiennent que les eaux d’égout non traitées causent des dommages aux espèces aquatiques, se répercutent dans la chaîne alimentaire et, dans certains cas, peuvent poser des risques pour les humains qui boivent l’eau des rivières et du fleuve Saint-Laurent.

Une pétition qui s’adresse à François Legault ainsi qu’aux deux ministres impliquées dans le dossier a été mise en ligne.