Environnement

Ouranos survit grâce à une subvention de 10,6 millions$ [VIDÉO]

Inquiet d’avoir à fermer ses portes le 1er avril, le consortium de recherche sur le climat Ouranos pourra poursuivre ses activités grâce à une subvention de 10,6 millions $ du gouvernement du Québec.

Annoncée par le ministre de l’Environnement Benoit Charette mercredi, cette subvention permettra à l’équipe d’une cinquantaine de chercheurs de continuer le travail d’analyse des répercussions des changements climatiques jusqu’en 2021.

C’est Ouranos qui étudie par exemple l’érosion des berges en Gaspésie ou la salinité du fleuve Saint-Laurent à la hauteur de Québec et de Lévis.

Alain Bourque, directeur général d’Ouranos, était soulagé de pouvoir compter de nouveau sur du financement public, car l’organisme sans but lucratif qu’il dirige est grandement sollicité par les municipalités et des acteurs privés, qui commencent à vivre les répercussions des changements climatiques. 

Ouranos avait formulé sa demande de financement sous l’ancien gouvernement libéral, mais les élections et l’installation du nouveau gouvernement de la CAQ ont fait en sorte que ce financement a pu être bouclé seulement à la dernière minute. 

Environnement

La planète de plus en plus dangereuse, mais il y a de l’espoir [PHOTOS]

WASHINGTON — La Terre souffre de problèmes environnementaux multiples et de plus en plus graves qui tuent des millions de personnes chaque année, indique un nouveau rapport de l’Organisation des Nations unies.

Les changements climatiques, l’extinction de nombreux animaux et plantes dans le monde, une population humaine qui frôle les 10 milliards, des terres dégradées, l’air pollué, le plastique, les pesticides et les produits chimiques déversés dans l’eau font de la planète un endroit de plus en plus dangereux pour la santé, indique le rapport scientifique publié périodiquement.

Mais il n’est peut-être pas trop tard.

Selon les coresponsables du rapport, Joyeeta Gupta et Paul Ekins, «il y a des raisons d’être optimiste. Il est encore temps, mais la fenêtre se ferme rapidement.»

La sixième édition de «L’avenir de l’environnement mondial», publiée mercredi lors d’une conférence de l’ONU à Nairobi, au Kenya, brosse un tableau sombre d’une planète où les problèmes environnementaux interagissent pour rendre les choses encore plus dangereuses pour les humains. Le mot «risque» est utilisé 561 fois dans un rapport de 740 pages.

Le rapport conclut que «les activités humaines non durables dans le monde ont dégradé les écosystèmes de la Terre, mettant en danger les fondements écologiques de la société».

Mais le même document indique que des changements dans la façon dont les gens se nourrissent, consomment des biens, tirent leur énergie et gèrent leurs déchets pourraient aider à résoudre les problèmes.

Plusieurs scientifiques ont fait l’éloge du rapport, qui s’appuie sur la science, les données et les cartes existantes.

«Ce rapport montre clairement les liens entre l’environnement et la santé et le bien-être des humains», a déclaré Stuart Pimm, écologiste de l’Université Duke.

Les scientifiques ont indiqué que les problèmes les plus importants et les plus pressants auxquels l’humanité est confrontée sont le réchauffement de la planète et la perte de la biodiversité, car ils sont permanents et touchent énormément de personnes de différentes manières.

Environnement

Recyclage: les efforts des citoyens portent fruit

Grâce à de bonnes pratiques et aux investissements réalisés par la Ville de Québec, 96,5 % des matières au centre de tri de Québec ont été valorisées en 2018.

Sur ce taux, 61 % des matières recyclées sont vendues à des entreprises québécoises qui leur redonnent une seconde vie et 39 % sont vendues à la Chine.

«Le taux élevé de recyclage que nous atteignons à Québec est attribuable à l’excellente qualité de matières que nous produisons à notre centre de tri. Il est aussi le résultat des efforts des citoyens pour bien trier à la source les matières résiduelles», a déclaré Suzanne Verreault, conseillère municipale membre du comité exécutif responsable de l’environnement.

Campagne de sensibilisation

Amorcée en décembre 2018, la vaste campagne de sensibilisation Ça va là! se poursuivra au cours de l’année 2019. Cette campagne a pour objectif d’aider les citoyens à mieux trier les matières résiduelles. Par exemple, elle indique comment se départir du papier d’aluminium, même légèrement souillé, pour qu’il soit recyclé en faisant une boule.

Une deuxième phase commencera prochainement sur le thème du grand ménage du printemps. Des rappels auront lieu tout au long de l’année pour certaines matières problématiques, comme les cordes à linge et les résidus dangereux.

Le «Guide du tri»

Pour mieux trier les matières résiduelles, la Ville distribue cette semaine une nouvelle édition du Guide du tri dans tous les foyers de l’agglomération. Le Guide présente la destination des principales matières qu’on peut trouver dans la cuisine, la salle de bain, le cabanon ou le garage. 

Environnement

L’Ontario songe à interdire les articles en plastique à usage unique

TORONTO — L’Ontario envisage une interdiction des articles en plastique à usage unique dans le cadre d’une stratégie plus globale visant à envoyer moins de déchets dans les décharges.

La province produit annuellement près d’une tonne de déchets par personne, et le taux de réutilisation de ces déchets - par le recyclage et le compostage, par exemple - a stagné aux alentours de 30 pour cent pour cent au cours des 15 dernières années.

Le gouvernement a récemment publié un document de travail sur la réduction des déchets. Il souhaite prendre le pouls de la population sur la meilleure manière de résoudre le problème. L’une des questions qu’il se pose est de savoir si une interdiction des articles en plastique à usage unique serait efficace pour réduire les déchets.

Le ministre de l’Environnement, Rod Phillips, a déclaré que c’était un domaine dans lequel le gouvernement était très ouvert.

«Les plastiques sont une priorité du point de vue de notre gouvernement, en particulier lorsque nous parlons de matière dans nos voies navigables», a-t-il dit.

Selon le document de travail, on estime que près de 10 000 tonnes de débris de plastique se retrouvent dans les Grands Lacs chaque année. Le programme de recyclage des boîtes bleues n’a permis de ramasser qu’environ 28 pour cent des emballages en plastique de la province.

L’Ontario envisage également un système de consigne pour les bouteilles en plastique et autres contenants, comme c’est le cas dans d’autres provinces.

Keith Brooks, directeur des programmes d’Environmental Defence, a déclaré que de nombreux plastiques non réutilisables étaient inutiles, faisant référence aux pailles et aux couverts.

«Une interdiction de certains plastiques à usage unique a beaucoup de sens, a-t-il déclaré. C’est une bonne conversation à avoir.»

Mais si on pose une question aussi large, la réponse pourrait bien être non, a averti M. Brooks. Selon lui, aucune gouvernement n’a encore interdit tous les plastiques à usage unique. «Il y a des plastiques à usage unique qui vont probablement continuer à être utilisés ... pour des raisons de sécurité alimentaire, entre autres choses», a-t-il fait valoir.

L’Association canadienne de l’industrie des plastiques n’a pas répondu à une demande d’entrevue de La Presse canadienne.

Plusieurs des idées présentées dans le document de travail sont similaires ou identiques à celles proposées par le gouvernement libéral précédent dans son plan de réacheminement des déchets, telles que l’interdiction des déchets alimentaires dans les décharges et la responsabilisation des producteurs.

«Nous nous référons à l’expérience d’autres gouvernements, y compris la Colombie-Britannique, a souligné M. Phillips. On regarde aussi dans d’autres pays où les producteurs des déchets vont devoir être imputables pendant toute leur existence. Cela les pousse à adopter un regard plus responsable sur la nature de l’emballage.»

Selon le document de travail, remettre l’entière responsabilité du programme de recyclage des boîtes bleues permettra à la province d’épargner annuellement plus de 125 millions $.

La province cherche également à harmoniser ce qui est accepté dans les boîtes bleues, car les municipalités acceptent des matériaux différents. L’Ontario pourrait également autoriser un plus grand nombre d’articles aux programmes de réacheminement comme les appareils ménagers de toutes tailles, les outils électriques, les piles rechargeables, les ampoules et tubes fluorescents ainsi que les vêtements.

Les commentaires du public sont acceptés jusqu’au 20 avril.