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Zones inondables: Québec veut prévoir le coup

Des inondations similaires à celles connues par plusieurs municipalités du Québec au cours des dernières années sont à risque de se reproduire, changements climatiques obligent. Pour être en mesure de mieux prévoir le coup, Québec compte investir 27,6 millions de dollars sur cinq ans afin de mettre à jour la cartographie des zones inondables de la province.

Baptisé INFO-Crue, le projet vise à délimiter les frontières actuelles des zones inondables afin d’en observer l’évolution. Les dernières données à cet effet datent de plusieurs années et leur mise à jour diffère d’une région à l’autre, voire d’une municipalité à l’autre, a fait savoir la ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC), Isabelle Melançon, venue à Saint-Pie pour annoncer la mesure. 

Comme plusieurs dizaines d’autres en Montérégie et au Québec, la municipalité a été éprouvée par la crue des eaux l’an dernier. En février dernier, une dizaine de résidences du secteur de la rue Notre-Dame avaient été évacuées, tandis que certaines routes étaient devenues impraticables. Une situation semblable s’était produite le mois précédent.

« Malheureusement, on va connaître des épisodes comme ceux-là, à cause des changements climatiques, a indiqué la ministre Melançon. Ça bouge tellement rapidement, d’année en année, qu’il est difficile, actuellement, de prévoir les tendances qui vont se dégager d’ici 10 ans. »

« Au Québec, en matière de gestion des inondations, le passé ne sera pas garant de l’avenir, a renchéri la ministre responsable de la Montérégie, Lucie Charlebois. Avec le projet INFO-Crue, le gouvernement vient rassurer la population. »

Meilleure gestion

Une fois complété, le projet INFO-Crue, qualifié de « novateur » par la ministre Melançon, permettra au MDDELCC, au ministère de la Sécurité publique ainsi qu’à celui des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire de mesurer l’évolution des crues au fur et à mesure. Ce faisant, il sera plus facile de prévenir et de gérer les risques liés à d’éventuelles inondations.

Pour les municipalités, qui auront elles aussi accès aux cartes, ce sera un outil utile pour planifier le développement et l’aménagement du territoire. « On ne s’en souhaite pas d’autres! » a lancé le maire de Saint-Pie, Mario St-Pierre, en marge de la conférence de presse. 

Selon lui, l’outil amènera les villes à éviter que d’autres inondations n’aient des conséquences malheureuses sur certaines propriétés. « Sans arrêter de nous développer, ça va nous aider à déterminer si on peut construire à un certain endroit ou si c’est trop risqué. Ça va faciliter notre gestion », croit-il.

Pour l’instant, aucune somme n’est réservée pour éventuellement indemniser les résidents dont la propriété se retrouverait dans le nouveau découpage des zones inondables. « Cela relève du ministère de la Sécurité publique, qui travaille sur la question », a précisé Isabelle Melançon.

39M$ pour la recherche

Dans un autre ordre d’idées, Mme Melançon a annoncé l’octroi de 30 millions de dollars supplémentaires pour assurer les deux premiers volets du Programme pour une protection accrue des sources d’eau potable. 

Du montant, une enveloppe de 21 millions de dollars sera mise à la disposition des municipalités qui devront réaliser l’analyse de la vulnérabilité de leurs sources d’eau potable; les neuf millions restants pourront permettre aux villes d’offrir une compensation financière aux producteurs agricoles faisant face à des pertes de revenus engendrées par le Code de gestion des pesticides ou le Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection (RPEP).

La recherche sur les eaux souterraines fera l’objet d’un autre investissement de neuf millions de dollars d’ici 2022, dont 8,2 millions $ seront octroyés à des établissements de recherche universitaire, soit l’Université Laval, l’Institut national de recherche scientifique, l’Université du Québec à Montréal, l’Université du Québec à Rimouski, l’Université du Québec à Chicoutimi, l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue et l’Université du Québec à Trois-Rivières. 

Des organismes de bassins versants et des municipalités régionales de comté seront aussi amenés à prendre part aux divers projets, qui consisteront notamment à dresser un portrait complet des ressources disponibles dans les régions des Laurentides, de Lanaudière, de la Mauricie, de la Côte-Nord, de la Gaspésie, de l’Estrie, des Îles-de-la-Madeleine et du Bas-Saint-Laurent.

Toutes les connaissances acquises par l’un ou l’autre de ces projets seront compilées dans le nouveau Portail des connaissances sur l’eau. « On va devenir des leaders mondiaux dans le domaine, croit Mme Melançon. On se préoccupe souvent des eaux de surface parce qu’on les voit tous les jours, parce qu’on en profite dans nos loisirs; mais les eaux souterraines sont tout aussi importantes. On doit en prendre soin, c’est une richesse extraordinaire. »

« Il faut faire que l’eau du Québec soit plus que jamais une source de fierté et de richesse. »

Environnement

La faune boréale magnifiée en musique

La forêt Montmorency présente, jusqu’en septembre, sur le lac Bédard, des concerts fauniques, un spectacle acoustique en l’honneur de la faune de la forêt boréale. Chaque musicien se trouve dans un canot placé de manière à pouvoir jouer avec l’acoustique naturelle.

Les sept musiciens utilisent des instruments comme le violon, la cornemuse, la guitare, la flûte, l’accordéon, l’appeau, et même un piano.

Actualités

Capture d’un béluga: la fierté d’un père Inuit crée un tollé sur Twitter

RANKIN INLET, Nunavut — Un père de famille inuit, fier de la prise de son fils, a publié une photo du jeune chasseur après que celui-ci eut harponné son premier béluga. Sa publication a soulevé un tollé auquel l’homme ne s’attendait pas.

Albert Netser a publié lundi sur son compte Twitter la photo de son fils de 16 ans, debout sur un rocher à Rankin Inlet, devant la baleine morte.

M. Netser raconte qu’il s’agit d’un moment important dans la vie d’un jeune Inuit et il assure que chaque partie de la baleine est récupérée et partagée avec toute la communauté.

Toutefois, peu après la publication de la photo, les commentaires ont commencé à se multiplier sur son téléphone, dont de nombreux messages désobligeants.

Albert Netser affirme qu’il a bien essayé d’expliquer la signification de cette étape importante et que plusieurs personnes se sont montrées réceptives, alors que d’autres ne l’étaient pas.

À travers les réactions virulentes, de nombreuses félicitations ont aussi été transmises au jeune chasseur et à son mentor.

Le père de famille espère que cette expérience puisse servir à éduquer les gens sur la culture et le mode de vie des Inuits.