«J'ai pris connaissance des déclarations du maire Labeaume. Présentement, on échange de l'information. On en est là pour le moment», a répondu le ministre libéral David Heurtel lorsque questionné sur la demande explicite du maire de Québec.

Zones inondables: David Heurtel campe sur sa position

Même s'il a sévèrement été interpellé par Régis Labeaume pour retirer plusieurs maisons de la nouvelle carte de zones inondables, le ministre de l'Environnement David Heurtel a semblé peu enclin à revenir sur la décision.
«J'ai pris connaissance des déclarations du maire Labeaume. Présentement, on échange de l'information. On en est là pour le moment», a répondu le ministre libéral lorsque questionné sur la demande explicite du maire de Québec.
La veille, M. Labeaume a demandé au ministre d'intervenir pour renverser la position du Ministère qui ne compte pas retirer de la carte des zones inondables plusieurs maisons de Québec et de L'Ancienne-Lorette une fois que des travaux de 60 millions $ auront été effectués en bordure des diverses rivières, dont la Lorette et la rivière Beauport. 
M. Labeaume estime que les citoyens seront pénalisés en voyant la valeur de leur résidence baisser. Et ce, même si les maisons n'ont jamais été inondées. «Des études existent à ce sujet. Lorsqu'il y a eu perte de valeur, ce n'était pas lié à l'existence d'une cartographie, mais lié au fait qu'il y a eu des inondations concrètement», a-t-il dit.
«Ce sont des inondations qui affectent la valeur des propriétés, mais pas nécessairement une cartographie», a poursuivi le ministre en reconnaissant «qu'il y a un besoin additionnel d'informations qui a présentement lieu entre le Ministère et la Ville».
Lundi, M. Labeaume a indiqué que la Ville n'adoptera pas la nouvelle carte avant d'avoir eu un engagement clair du ministre.
Caire revient à la charge
Le député caquiste de La Peltrie, Éric Caire, est revenu à la charge lors de la période de questions à l'Assemblée nationale. Il estime que M. Heurtel «refuse de tenir compte des travaux extrêmement importants que la Ville de Québec va effectuer et qui viennent corriger la situation».
Le ministre libéral s'est défendu d'imposer à la Ville de Québec d'adopter la nouvelle carte dans ce cas précis. Cette façon de faire, dit-il, relève d'une loi en vigueur depuis 1978. 
Avec Michel Corbeil