La ville américaine de Waukesha (photo) vient d'obtenir l'autorisation de huit gouverneurs d'États des Grands Lacs de puiser son eau potable à même les Grands Lacs.

Waukesha, un «cas exceptionnel», insiste le ministre de l'Environnement

Le Québec approuve le feu vert donné à la ville de Waukesha, au Wisconsin, pour puiser son eau potable à même les Grands Lacs parce qu'il s'agit d'un «cas exceptionnel», affirme le ministre David Heurtel.
Mardi, le maire de Montréal, Denis Coderre, s'est inquiété du «précédent» créé en permettant à la ville de 70 000 personnes, dont la nappe d'eau potable est contaminée, de pomper l'eau douce du lac Michigan. 
«Il faut faire attention à la notion de précédent», a indiqué le ministre de l'Environnement, mercredi. «On fait jaillir le spectre qu'à un moment, on va prendre de l'eau des Grands Lacs pour alimenter le Texas. Ce n'est pas le cas. On parle d'un cas précis, bien limité, d'une ville située à peine à l'extérieur de la zone où c'est permis de puiser de l'eau.» 
Le projet de dérivation d'eau de Waukesha a été sérieusement étudié, et les représentants de la Ville ont été renvoyés à leurs devoirs après une première proposition. En bout de course, le «Great Lakes Compact», composé de huit États américains, ainsi que du Québec et de l'Ontario, ont jugé acceptable le projet. Les eaux usées seront traitées avant d'être renvoyées dans le lac Michigan par la municipalité située à 24 kilomètres du grand plan d'eau. Des conditions et des suivis ont été imposés à Wakeshau, assure le ministre. 
«Le Québec peut dire oui dans ce cas bien précis, a affirmé M. Heurtel. [...] Imaginez si c'était une ville au Québec qui avait sa source d'eau potable contaminée et qui devait trouver une alternative. Qu'est-ce qu'on ferait? On dirait : "Non, vous ne pouvez plus avoir d'eau"?»