Voie libre pour les poêles à bois malgré le smog

Épisode de smog ou pas, la Ville de Québec n’a pas l’intention d’interdire l’utilisation des poêles à bois.

Interrogé mercredi sur la mauvaise qualité de l’air qui persiste dans la région, le maire de Québec était au courant des demandes de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) pour une interdiction des poêles et des foyers au bois en période de smog.

«On n’est pas très avancés là-dedans. On ne l’a pas fait encore», a d’abord commenté Régis Labeaume. 

Veut-il procéder? «On n’a pas vécu autant d’épisodes au total qu’à Montréal. C’est assez exceptionnel à Québec», a-t-il répondu, après avoir poussé un gros soupir. «On a décidé jusqu’à date qu’on ne bougeait pas.»

La Ville de Montréal a adopté en 2015 un règlement municipal interdisant d’utiliser un poêle ou un foyer au bois quand Environnement Canada lance un avertissement de smog. C’est une question de santé publique puisque les particules fines libérées lors de la combustion peuvent causer asthme et bronchite, particulièrement chez les personnes vulnérables. 

La Ville de Lévis, touchée elle aussi par une alerte de smog pendant quelques jours, n’a pas non plus de réglementation en ce sens. Il a été impossible de savoir mercredi si elle souhaitait s’en doter. 

Lundi, la Direction de santé publique du Centre intégré de santé et de services sociaux de Chaudière-Appalaches a diffusé un communiqué de presse demandant l’aide du public. 

«S’il ne représente pas l’unique moyen de chauffage en saison froide, nous invitons les citoyens des villes et municipalités à éviter d’utiliser leur poêle ou foyer au bois pendant les périodes de mauvaise qualité de l’air. Ne pas laisser inutilement tourner le moteur de son véhicule ou encore utiliser le transport en commun et le covoiturage sont aussi des gestes qui contribuent à améliorer la qualité de l’air, et ce, en tout temps», pouvait-on y lire. 

En hiver, près de la moitié des émissions de particules fines sont attribuables au chauffage au bois. Les industries et le transport suivent dans l’ordre de pollution.