Si le corps de la galère portugaise peut avoir la grosseur d'une main, sous l'eau, ses tentacules peuvent atteindre neuf mètres de longueur.

Une espèce tropicale menaçante dans les eaux de la Nouvelle-Écosse

Des visiteurs indésirables plutôt gélatineux ont fait leur apparition dans les eaux de la Nouvelle-Écosse, suscitant des craintes auprès des baigneurs qui disent avoir aperçu ce qui ressemble un peu à une méduse, mais qui est en fait la galère portugaise, une espèce qui peut être létale.
Bethany Nordstrom, une étudiante en biologie à l'Université de Dalhousie, effectue une recherche sur les méduses. Elle a affirmé mardi qu'elle a recensé cinq cas confirmés de ces apparitions inusitées depuis le début de l'été, soulevant bien des questions sur la présence inhabituelle de cette espèce dans les eaux nordiques.
Elle explique que la galère portugaise préfère les eaux tropicales ou subtropicales. Elles se trouvent rarement dans nos eaux à moins d'avoir été transportées par les vagues et les courants lors de tempêtes.
La galère portugaise est majoritairement transparente avec des éclats de teintes rosées, bleutées et violettes. Si son corps peut avoir la grosseur d'une main, sous l'eau, ses tentacules peuvent atteindre neuf mètres de longueur.
Mme Nordstrom a fait une analogie avec un iceberg, puisque le danger se trouve sous la surface de l'eau. Si l'espèce est de toute beauté en apparence, il faut s'en méfier puisque ses tentacules sont venimeux.
Cette espèce a déjà été aperçue auparavant dans la baie de Fundy et au large des côtes de la Nouvelle-Écosse, mais pas en nombre aussi important que cet été.
Selon Mme Nordstrom, des vacanciers en ont découvert sur la plage Crystal Crescent, près d'Halifax.
La recherche de Bethany Nordstrom s'est donc élargie, puisque celle-ci tente maintenant de déterminer si les changements climatiques et le réchauffement de l'eau peuvent avoir des impacts sur cette espèce ainsi que sur les méduses.