L'ours polaire s'est approché à un demi-kilomètre du village de Saint-Augustin. Le cliché a été pris avec un téléobjectif, affirme la protection de la faune.

Un ours polaire cause l'émoi en Basse-Côte-Nord

Difficile d'y croire, mais l'histoire est vraie. Un ours polaire s'est invité tout près du village de Saint-Augustin en Basse-Côte-Nord. Une visite peu ordinaire qui a causé tout un branle-bas.
«C'est plus que vrai. L'ours est arrivé par les banquises», confirme l'adjoint au soutien opérationnel à la direction de la protection de la faune, le sergent Michel Gagnon. La présence de l'animal a été signalée aux autorités mercredi en milieu d'après-midi. «Il était environ à un demi-kilomètre du village», explique M. Gagnon.
Rapidement, des agents de la faune ont été dépêchés sur place pour «sécuriser le village et empêcher qu'il s'en approche». Les rangers des Forces armées canadiennes sont aussi intervenus pour «escorter» la bête en motoneige jusqu'à environ 4,5 km de la localité, située à l'ouest de Blanc-Sablon, à quelque 800 km de Sept-Îles.
«On voulait sécuriser la population et en aucun temps non plus, on ne voulait abattre cet animal-là. On veut qu'il reste en liberté et en pleine santé», poursuit-il. «En aucun cas, il n'a démontré de l'agressivité». La Sûreté du Québec a assuré une surveillance toute la nuit de jeudi et vendredi. L'ours polaire semblait être reparti vers son habitat naturel.
Sa présence n'est pas étrangère à cette période de l'année où les phoques mettent bas, explique M. Gagnon. Les ours qui se trouvent le long de la côte du Labrador s'aventurent sur les glaces pour se nourrir. «Il arrive que la banquise se détache, elle part à la dérive et les vents peuvent la pousser jusqu'à l'intérieur du golfe [Saint-Laurent]», dit-il.
Ce n'est d'ailleurs pas la première fois qu'un ours polaire est observé en Basse-Côte-Nord. «On a eu des signalements en 2012 à Vieux-Fort et en 2005 à Blanc-Sablon. C'est rare, mais pas exceptionnel», souligne M. Gagnon. Vendredi, les agents de la faune ont pisté l'ours et il se trouvait au moins à 13 km.
Près du village
Même si la présence d'un ours polaire n'est pas «exceptionnelle», le visiteur a quand même semé l'émoi dans la municipalité. «Je me sens beaucoup mieux ce matin, en sachant qu'il a quitté», a confié la mairesse de l'endroit, Gladys Martin. «Il y a des gens qui avaient peur», ajoute-t-elle. «C'était assez près du village».
Mme Martin indique que les résidents de Saint-Augustin sont davantage habitués à recevoir la visite d'ours noirs durant l'été, pas celle d'un ours polaire. «La radio nous tenait informés, il y a eu beaucoup de surveillance. Il faut dire que des gens vont parfois skier ou marcher dans ces environs», précise Mme Martin.
Vendredi en fin de journée, la direction de la protection de la faune confirmait que l'ours se dirigeait toujours vers le nord et se trouvait à 18 km de la municipalité. Les agents de la faune devaient rester sur place et effectuer de nouvelles vérifications samedi.
Émoi à St-Augustin
Même si la présence d'un ours polaire n'est pas «exceptionnelle», le visiteur a quand même semé l'émoi dans la municipalité. «Je me sens beaucoup mieux ce matin, en sachant qu'il a quitté», a confié la mairesse de l'endroit, Gladys Martin. «Il y a des gens qui avaient peur», ajoute-t-elle. «C'était assez près du village».
Mme Martin indique que les résidents de St-Augustin sont davantage habitués à recevoir la visite d'ours noirs durant l'été, pas celle d'un ours polaire. «La radio nous tenait informés, il y a eu beaucoup de surveillance. Il faut dire que des gens vont parfois skier ou marcher dans ces environs», précise Mme Martin.