Les tests sur la qualité d’eau du fleuve s’échelonneront sur quelques années et couvriront les rives du fleuve de la côte de Beaupré jusqu’à Lévis.

Trois ans pour évaluer la santé du fleuve

La capitale collaborera avec la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ) afin de réaliser un substantiel et inédit bilan de santé du fleuve Saint-Laurent. Objectif : le soigner, au besoin. Et développer l’accès à l’eau.

«Un tel portrait du fleuve n’a jamais été dressé», explique au Soleil une conseillère en communication de la mairie, Wendy Whittom. «Les tests, qui s’échelonneront sur quelques années, couvrent les rives du fleuve de la côte de Beaupré jusqu’à Lévis.» 

«Le projet est de diagnostiquer la qualité de l’eau du fleuve, pour éventuellement établir des objectifs d’amélioration de la qualité, si nécessaire, ou de développement récréatif des rives, si approprié», ajoute-t-elle.

«La Ville de Québec et la Communauté métropolitaine de Québec désirent améliorer leur niveau de connaissance de la qualité de l’eau du fleuve Saint-Laurent et de ses tributaires», précisent des documents municipaux. «Le fleuve et ses rives représentent un grand potentiel pour diverses activités récréatives en plus d’être une source d’eau potable importante». 

42 sites de prélèvement

«Ce réseau de suivi s’étendra sur trois ans et permettra de dresser un portrait global de la qualité de l’eau du fleuve dans la région. L’eau sera prélevée dans 42 sites d’échantillonnage», apprend-on également dans le site Web de la CMQ. «Parmi ceux-ci, 25 sites riverains présentant un potentiel récréatif ont été ciblés afin d’analyser le E.Coli et 17 embouchures de rivières seront étudiées pour l’indice de la qualité bactériologique et physicochimique de l’eau.»

Le bilan de santé du fleuve est une initiative de la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ), poursuit Wendy Whittom. La Ville offrira cependant son expertise scientifique afin de mettre en place le Réseau de suivi de la qualité de l’eau du fleuve et de ses tributaires. C’est également dans le laboratoire de la Division de la qualité de l’eau de la capitale que seront analysés les nombreux échantillons.

Les résultats seront remis à la CMQ. Mais la Ville de Québec s’est assurée par contrat de pouvoir en conserver une copie des données.

Alors, à quand des berges du Saint-Laurent accessibles, voire des plages où il sera possible de se baigner sans craindre pour sa santé? «Aucun échéancier n’est établi pour des futures étapes», tempère Wendy Whittom.

100 000 $

La Ville de Québec évalue que sa collaboration au Réseau de suivi de la qualité de l’eau du fleuve et de ses tributaires de la CMQ lui coûtera tout au plus «100 000 $ taxes incluses en services pour toute la durée de l’entente», soit de 2019 à 2021.

Selon un rapport statistique de la CMQ, son territoire «s’étend sur une superficie de 3 339,14 km2 et regroupe 28 municipalités réparties en cinq composantes géographiques : l’agglomération de Québec, la ville de Lévis, ainsi que les MRC de La Jacques-Cartier, de La Côte-de-Beaupré et de L’Île-d’Orléans».