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Le ministre de l'Environnement Benoit Charette
Le ministre de l'Environnement Benoit Charette

Saint-Laurent: pas d’exploration pétrolière «dans un avenir prévisible»

Patrice Bergeron
La Presse Canadienne
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Le gouvernement Legault ferme la porte aux convoitises d’entreprises sur les hydrocarbures du Saint-Laurent «dans un avenir prévisible».

Des entreprises albertaines lorgnent le potentiel gazier des fonds marins du golfe Saint-Laurent, mais le ministre de l’Environnement, Benoit Charette, a dit mercredi matin qu’il n’avait aucune intention d’autoriser de l’exploration dans ces écosystèmes fragiles.

Il a rappelé qu’un moratoire s’applique depuis plusieurs années, ce qui n’a pas suffi à rassurer Québec solidaire (QS) et le Parti québécois (PQ).

«L’exploration, l’exploitation en territoire marin est tout simplement impossible», a assuré le ministre à la période de questions.

«Il n’y a qu’une possibilité théorique, mais tant que ce moratoire n’est pas levé, cette théorie ne risque pas de s’avérer. Le gouvernement n’a pas l’intention de lever le moratoire dans un avenir prévisible.»

«Un moratoire, c’est temporaire, a riposté la députée Ruba Ghazal, de QS. Le ministre peut-il s’engager fermement à ce qu’il n’y ait aucun développement pétrolier sous un gouvernement caquiste?»


« L’exploration, l’exploitation en territoire marin est tout simplement impossible »
Le ministre de l'Environnement Benoit Charette

Car le ministre des Ressources naturelles, Jonatan Julien, n’avait pas totalement fermé la porte, mais avait plutôt laissé entendre qu’il était prématuré de prendre une décision dans ce dossier, a rappelé le député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault.

Benoit Charette a tenté de se montrer rassurant: peu avant le temps des Fêtes, le gouvernement a confirmé la délimitation de plusieurs aires protégées en territoire marin dans des secteurs convoités par des pétrolières, a-t-il indiqué.

Cependant, il a ajouté qu’il fallait négocier la cession des droits des entreprises sur ces fonds, qu’on appelle des claims.

«Il y a des enjeux juridiques, nous sommes dans une société de droit et ne pouvons en faire fi.»

Le Devoir rapportait cette semaine qu’une entreprise albertaine, Headwater Exploration, détient toujours deux permis d’exploration dans le secteur d’Old Harry. près des Îles-de-la-Madeleine. Une autre entreprise possède huit permis d’exploration pétrolière et gazière au large de la Basse-Côte-Nord.