Le président du Regroupement Sinistrés Entraide, Mario Dubé, souhaite que le vote sur les nouvelles délimitations des zones inondables soit reporté.

Rivière Lorette: des citoyens inquiets des retards

Depuis un moment qu'on ne l'avait pas vu au conseil municipal de Québec, le représentant des citoyens situés dans les zones à risque d'inondation de la rivière Lorette, Mario Dubé, est venu questionner les élus mardi soir sur le retard dans les travaux de 50 millions $ promis par l'administration Labeaume.
Tout semblait prêt pour que les travaux de réaménagement des rives de la Lorette commencent au printemps. Or, ils sont maintenant reportés à 2016, a déploré le président du Regroupement sinistrés-entraide.
«Il y a un climat d'incertitude dans le secteur de voir que c'est retardé d'un an. Est-ce que quelque chose peut être fait pour remettre l'échéancier à 2015 et ne pas avoir à attendre à 2016?» a demandé M. Dubé lors de la période de questions des citoyens. 
Il a offert son appui «citoyen» et devrait d'ailleurs discuter avec la conseillère responsable de l'aménagement, Julie Lemieux, à ce sujet dès mercredi.
Ministère de l'Environnement
La Ville est prête à aller de l'avant et le budget de 50 millions $ est de côté, a répondu le conseiller responsable des infrastructures, Jonatan Julien. Sauf que la Ville a dû se rasseoir avec les ingénieurs pour répondre à des demandes précises du ministère de l'Environnement.
<p>Jonatan Julien</p>
«On a certains enjeux à discuter avec le Ministère», a-t-il expliqué, estimant toutefois que des mesures temporaires se sont avérées efficaces. Le tout n'est pas encore «attaché» officiellement, ce qui a entraîné «un retard dans le déploiement», a reconnu M. Julien.
Le maire Régis Labeaume a pour sa part rappelé en réponse à M. Dubé que la Ville de Québec veut avoir la garantie du Ministère que des centaines de maisons ne seront plus situées dans une zone à risque d'inondation une fois les travaux de 50 millions $ effectués. Là est, dit-il, le «noeud du problème» qui fait en sorte que des citoyens risquent de voir la valeur de leur résidence baisser. Cette garantie demandée par l'administration Labeaume avait d'ailleurs été à l'origine d'une guerre de mots entre le maire et le ministre de l'Environnement David Heurtel l'automne dernier.