La rivière Saint-Maurice, en Mauricie

Québec veut plus de latitude pour les forages pétroliers

Le gouvernement de Philippe Couillard publie quatre projets de règlement ouvrant les lacs et les rivières du Québec à l'exploration et l'exploitation d'hydrocarbures, incluant la fracturation hydraulique, selon un article publié dans Le Devoir de jeudi.
Ces projets de règlement, totalisant 269 pages et publiés mercredi dans la Gazette officielle, établissent que des forages pourront être réalisés près de secteurs habités, de bâtiments divers, dont des écoles, mais aussi à proximité d'aires protégées et de parcs nationaux.
L'un des projets de règlement touche plus particulièrement le milieu hydrique, défini comme pouvant être « un lac ou un cours d'eau à débit régulier ou intermittent ». Cette définition très large pourrait avoir une incidence dans plusieurs régions du Québec. 
Des permis d'exploration couvrent présentement 53 225 kilomètres carrés au Québec, note Le Devoir. Une partie du Lac-Saint-Jean est actuellement sous permis d'exploration détenu par la firme Olitra.
Des permis en vigueur couvrent aussi plusieurs rivières ou portions de rivières localisées entre Québec et Montréal, comme la Saint-François, la Saint-Maurice, la Batiscan, la Sainte-Anne, la Chaudière et la Richelieu. En Gaspésie, de nombreux lacs et rivières se retrouvent en territoire sous permis détenus par Pétrolia et Junex, des entreprises qui ont touché un total de 25 millions $ du gouvernement québécois pour se retirer de l'exploration à l'île d'Anticosti.