Comme à l'automne 2012, des résidants de Limoilou ont trouvé de la poussière rouge sur leurs biens à l'extérieur.

Poussière rouge : vérification par le Port de Québec et l'Environnement

Le Port de Québec a lancé une vérification interne afin de déterminer si la poussière rouge trouvée dans Limoilou peut provenir de ses installations. Le ministère de l'Environnement, lui, fait analyser les échantillons recueillis samedi avant de se lancer à la recherche d'un coupable.
Le porte-parole de l'Administration portuaire de Québec (APQ), Anick Métivier, a indiqué mardi au Soleil qu'«il n'y a pas eu d'incident de poussière qui nous a été relaté» avant que des citoyens n'en témoignent sur le Web. «On est en train d'effectuer les vérifications qui s'imposent», a-t-il ajouté.
L'administration portuaire va examiner les relevés de ses propres capteurs de poussières, discuter avec Arrimage Québec et les autres opérateurs du Port, repasser les mouvements de bateaux et de marchandises ainsi que les rapports de sécurité «pour voir si quelque chose qui apparaissait anodin au départ pourrait avoir de l'importance». Les conclusions ne sont pas attendues avant quelques jours.
Le ministère de l'Environnement a confirmé de son côté s'être rendu dans Limoilou en raison de la présence de poussière rouge sur les biens des résidants et avoir recueilli des échantillons qui font actuellement l'objet d'analyses. «En fonction des résultats, le Ministère va évaluer les recours appropriés» et tenter de trouver la source, a mentionné Frédéric Fournier, porte-parole régional. «Il faut voir le contenu pour pouvoir déterminer la provenance.»
Celui-ci n'était pas en mesure de dire mardi combien de temps il faudrait pour obtenir les résultats. En 2012, le Ministère avait mis un mois pour conclure à un épisode de pollution et envoyer un avis de non-conformité à Arrimage Québec.
L'entreprise d'arrimage se défend bien d'être la source de ce nouvel épisode, affirmant que ses capteurs de poussières n'ont rien révélé d'anormal.
«Il faut que ça finisse», critique néanmoins la ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, Agnès Maltais. «Ça, c'est clair. C'est pour ça qu'on a mis sur pied un comité de vigilance de citoyens. C'est parce qu'on pense qu'il faut définitivement que ça cesse. [...] J'ai confiance que le comité de vigilance qu'on a mis en place va nous amener à des solutions.»
Mardi, elle s'est abstenue de pointer un coupable, même si les photos exposant une poussière rouge publiées dans les médias lundi semblent témoigner d'un «autre épisode» similaire au précédent. «Mais il faut trouver les causes... Il faut trouver les causes puis, après ça, que tout le monde collabore», ajoute Mme Maltais. «On va prendre d'abord les données, on essaie de rester dans les données factuelles. On va prendre des données de ce qui s'est passé avant. [...] Et s'il y a un nouvel épisode, il va rentrer en ligne de compte.»
En conférence de presse de début d'année, mardi, le maire Régis Labeaume a quant à lui refusé de commenter ce nouvel épisode de poussière rouge. «On attend la confirmation du ministère de l'Environnement», a-t-il tranché, sans autre commentaire.
Avec la collaboration de Valérie Gaudreau