Plus d'un an après être sortie de son lit et avoir inondé Beauceville, la rivière Chaudière fait l'objet d'une surveillance étroite en cette période de crue printanière.

Plusieurs cours d'eau surveillés de près au Québec

Divers cours d'eau du Québec feront l'objet d'une surveillance étroite pendant la semaine à venir en cette période de crue printanière.
Le personnel d'Hydro Météo, qui se spécialise dans la gestion des risques liés aux inondations, entend regarder de près les rivières des Mille Îles, des Prairies et des Outaouais, ainsi que le fleuve Saint-Laurent à proximité du lac Saint-Pierre.
Il a également l'intention de tenir les embouchures des rivières Richelieu et Bécancour à l'oeil.
Selon le directeur des opérations d'Hydro Météo, Pierre Corbin, qui a été joint par La Presse canadienne dimanche matin, les températures douces et les précipitations prévues au cours des prochains jours pourraient faire grimper le niveau des eaux un peu partout dans la province.
Les habitants de plusieurs municipalités et villes du Québec, incluant Sorel-Tracy, Pointe-Calumet, Contrecoeur, Bécancour et Lanoraie, gagneront à demeurer aux aguets.
M. Corbin a souligné qu'«il y a bien d'autres sites qu'il faudra surveiller durant la prochaine semaine parce qu'il y reste de la glace» en abondance.
Il a fait allusion à un exemple un particulier: le bassin versant de la rivière Chaudière.
«Quand il y aura un courant suffisamment fort, il y aura de la glace qui va se mettre en mouvement. Il faudra redoubler de vigilance puisque des amoncellements ou des embâcles pourraient alors se former», a-t-il expliqué.
Cette fin de semaine, il y a eu des inondations au nord de la métropole, notamment à Sainte-Thérèse.
Coiteux se fait rassurant
Malgré ces pronostics peu encourageants, le ministre provincial de la Sécurité publique, Martin Coiteux, a tenu à se montrer rassurant.
Alors qu'il était de passage à Montréal dimanche avant-midi, il a déclaré, en parlant de la crue printanière, que «de façon générale, la situation s'est améliorée au cours des 24 dernières heures».
Le ministre a enchaîné en faisant valoir qu'il y a certes eu des inondations au nord de la métropole, notamment à Sainte-Thérèse, mais que «les actions y ont été rapides et conformes au plan d'urgence qui était prévu».
Il a notamment spécifié qu'une réunion d'information a déjà eu lieu dans cette ville des Laurentides pour que les sinistrés «soient dûment avisés de toutes les procédures pour savoir comment faire des réclamations».
«Quand il y a des inondations, les équipes du ministère de la Sécurité publique sont sur place, elles travaillent étroitement avec les autorités des municipalités touchées, et dès qu'une demande est faite, elle m'est transmise pour que je puisse rapidement procéder à la signature d'un décret», ce qui ouvre la porte à des compensations, a-t-il ajouté.
«Je ne lésine pas là-dessus», a assuré M. Coiteux.