Une trentaine de manifestants du groupe Non au pétrole au Québec sont allés devant l'Assemblée nationale vendredi, alors qu'une centaine de personnes protestaient à Gaspé.

Pétrole au Québec: protestation populaire

Une centaine de manifestants ont protesté vendredi à Gaspé contre les politiques du gouvernement Marois en matière de pétrole. À Québec, la manifestation a été plus timide, mais les opposants comptent hausser la pression lors de la campagne électorale imminente.
À Gaspé, les manifestants ont terminé leur marche devant le bureau du député-ministre Gaétan Lelièvre. Plusieurs brandissaient des affiches «Gaspé : zone habitée» pour signifier que le moratoire sur la fracturation en voie d'être instauré dans la vallée du Saint-Laurent doit s'étendre à la Gaspésie et à l'île d'Anticosti.
La présidente du comité Ensemble pour l'avenir durable du grand Gaspé, Lise Chartrand, a traduit ainsi son sentiment. «[À en croire le gouvernement], à Anticosti, y a pas de monde; à Gaspé, on n'est pas du monde; dans la Baie-des-Chaleurs, c'est du bizarre de monde, mais dans la vallée du Saint-Laurent, là, c'est du vrai monde!»
Les manifestants demandent le respect du règlement de Gaspé, adopté par 78 municipalités, qui a pour effet d'interdire les forages pétroliers à moins de deux kilomètres des sources d'eau potable. Un juge a récemment donné raison à la firme Pétrolia en invalidant le règlement.
Treize villes québécoises ont été le théâtre de manifestations, dont Québec, Montréal, Sherbrooke, Carleton-sur-Mer, Cap-aux-Meules (Îles-de-la-Madeleine), Drummondville et Saint-Georges de Beauce.
Les organisateurs, le Regroupement interrégional gaz de schiste, voulaient montrer leur soutien à Gaspé, dénoncer les risques de la fracturation pour l'eau potable et le projet d'exploration pétrolière à l'île d'Anticosti.
34 000 signatures
L'organisatrice du rassemblement devant l'Assemblée nationale, à Québec, a indiqué que la pétition contre l'exploration pétrolière à l'île d'Anticosti était passée de 26 000 à 34 000 signatures en moins d'une semaine.
«[Pauline] Marois pensait peut-être que 26 000 personnes qui avaient signé une pétition contre Anticosti, c'était pas beaucoup, comparativement à 128 000 contre les gaz de schiste dans la vallée du Saint-Laurent. Bien là, il y a 1000 personnes par jour qui la signent depuis l'annonce du gouvernement», a lancé Marie-Hélène Parant.
Cette dernière a dit préparer de nouvelles protestations à Québec afin d'augmenter la pression sur le gouvernement Marois lors de la campagne électorale qui s'annonce dans les prochaines semaines. «Je ne lâcherai pas tant que ce ne sera pas fini, le projet à Anticosti», avertit-elle, sans vouloir en dire plus. Avec la collaboration d'Olivier Parent
34 000 signatures
L'organisatrice du rassemblement devant l'Assemblée nationale, à Québec, a indiqué que la pétition contre l'exploration pétrolière à l'île d'Anticosti était passée de 26 000 à 34 000 signatures en moins d'une semaine.
«[Pauline] Marois pensait peut-être que 26 000 personnes qui avaient signé une pétition contre Anticosti c'était pas beaucoup, comparativement à 128 000 contre les gaz de schiste dans la vallée du St-Laurent. Bien là il y a 1000 personnes par jour qui la signent depuis l'annonce du gouvernement», a lancé Marie-Hélène Parant.
Cette dernière a dit préparer de nouvelles protestations à Québec afin d'augmenter la pression sur le gouvernement Marois lors de la campagne électorale qui s'annonce dans les prochaines semaines. «Je lâcherai pas tant que ce sera pas fini, le projet à Anticosti», avertit-elle, sans vouloir en dire plus. Avec la collaboration d'Olivier Parent