Anacolor, qui exploite une usine de peinture de pièces métalliques à Cap-Rouge, fait face à une pénalité de 10 000 $ du ministère de l'Environnement (MDDELCC) pour avoir rejeté des composés organiques volatils dans l'air - le voisinage se plaint beaucoup des odeurs, d'ailleurs.

Pétition pour éloigner Anacolor

Des résidents mécontents de Cap-Rouge ont lancé mardi une pétition réclamant la relocalisation de l'usine Anacolor, dont les «émissions toxiques» peuvent être nocives pour la santé, dénoncent-ils.
«Par moment, les odeurs sont tellement fortes que les citoyens souffrent de maux de tête, d'irritation de la gorge et des yeux. Il ne s'agit là que des effets directs de l'exposition et nous ne connaissons pas les effets à long terme», peut-on lire dans le texte de présentation de la pétition (disponible ici).
Déjà, lors d'une séance d'information publique organisée par la Direction régionale de santé publique le 12 juillet, plusieurs citoyens de Cap-Rouge avaient invité l'entreprise à déménager. «Cap-Rouge est non seulement un quartier résidentiel, mais c'est aussi un endroit de villégiature et de plein air. Une telle usine n'a pas sa place dans un tel quartier», dénoncent les instigateurs de la pétition, qui avait été signée par 25 personnes au moment d'écrire ces lignes.
L'entreprise Anacolor, qui se spécialise dans la peinture de pièces métalliques, est installée dans le secteur du tracel depuis une quarantaine d'années, mais a augmenté sa production en 2012, menant à davantage d'émanations nauséabondes. Depuis, les citoyens importunés par l'odeur de solvant ne cessent de se plaindre, sans succès.
Symptômes
Selon un rapport de la Santé publique datant de mars, «aucun contaminant n'a été mesuré en quantité suffisante pour induire à lui seul les effets aigus neurologiques ou irritatifs décrits plus haut [fatigue, sautes d'humeur, perte d'équilibre, de concentration, de dextérité, etc.]», mais les symptômes décrits par les citoyens sont sans aucun doute causés par Anacolor.
À la mi-juillet, l'entreprise a mentionné qu'elle était à la recherche de produits contenant moins de «composés organiques volatils», et qu'elle attend des nouvelles du ministère de l'Environnement au sujet d'un épurateur qu'elle a proposé d'installer pour traiter ses fumées. Du côté du Ministère, on affirme que «l'analyse de ces propositions est toujours en cours», refusant d'en dire davantage.