Du haut de ses 45 mètres, le silo à l'anse au Foulon s'impose dans le paysage.

Pas de troisième silo à l'anse au Foulon

Il n'y aura pas de troisième silo à l'anse au Foulon, a assuré le pdg du Port de Québec au maire Régis Labeaume dans une rencontre «constructive» qui a eu lieu mercredi après-midi.
La vice-présidente du comité exécutif de la Ville, Julie Lemieux, a confirmé que la rencontre tant attendue a finalement eu lieu en après-midi mercredi à l'hôtel de ville et qu'elle y a assisté. Le maire de Québec avait sollicité cet échange, inquiet qu'il était de voir apparaître plusieurs autres structures d'entreposage de granules de bois dans le paysage du Cap-Blanc.
Il a eu l'assurance des dirigeants du Port que les deux silos planifiés seront les seuls à être érigés dans le secteur, a révélé Mme Lemieux, qui a qualifié la réunion de «constructive». «On a été rassurés aussi sur le fait qu'ils ont envie de travailler de concert avec la population et la Ville pour de futurs projets. Exemple, le bassin Louise. Il y aura des consultations. Donc, je pense que le message a passé», a-t-elle fait savoir.
Quant au silo déjà existant et à celui qui doit pousser dans les prochains mois, le Port a réitéré son engagement à trouver des solutions pour les rendre plus acceptables. On a confirmé la formation d'un comité pour accueillir des propositions d'artistes ou d'entreprises qui seraient intéressés à travailler à «mettre en valeur» les structures de 45 mètres de hauteur.
«On a convenu de travailler ensemble pour la suite des choses», a indiqué Julie Lemieux, qui siégera au comité. La conseillère n'a pas voulu dévoiler le nom des autres membres du groupe de réflexion. «On va se mettre au travail très bientôt. Il faut intervenir rapidement. [...] On va faire ça dans les prochains jours.»
Déjà, plusieurs artistes ont approché la Ville et le Port pour faire valoir leur intérêt. «On est convaincus qu'il y a quelque chose à faire avec ça.»
Julie Lemieux va plus loin et parle même d'un «symbole» et d'une «signature pour Québec».  
Au Port de Québec, le porte-parole Anick Métivier n'a pas voulu émettre de commentaires sur la rencontre à l'hôtel de ville, puisque Mario Girard était à l'extérieur du bureau jeudi toute la journée.