Véronique Lalande et Louis Duchesne ont constaté que les rebords de leurs fenêtres étaient recouverts d'une bonne couche de poussière rougeâtre.

Nouvel épisode de poussière rouge dans Limoilou

Nouvel épisode de poussière rouge dans Limoilou au cours des derniers jours, selon plusieurs résidants du secteur, dont certains ont porté plainte au ministère de l'Environnement. Arrimage Québec nie tout lien avec ses activités dans le port de Québec.
C'est le groupe Vigilance Port de Québec qui a sonné l'alarme à nouveau. De retour de voyage, samedi, le couple formé par Véronique Lalande et Louis Duchesne a constaté que ses rebords de fenêtre étaient recouverts d'une bonne couche de poussière rougeâtre. En pelletant le toit, des traînées de la même couleur sont apparues dans la neige et la glace.
Un appel a été fait à Urgence Environnement, qui a dépêché un inspecteur pour cueillir des échantillons de la poussière suspecte. Au moins un autre signalement aurait été fait pour des dépôts rouges sur des blocs de neige accumulés en bordure du fleuve, mais le Ministère a été incapable de confirmer cette information au Soleil, lundi.
Sur la page Facebook «Non au nickel dans Limoilou», plusieurs témoins rapportaient les mêmes traces rougeâtres, notamment dans le parc d'Iberville, sur la 1re Rue, et jusque sur la 14e Rue.
Cet épisode rappelle de mauvais souvenirs à Véronique Lalande. C'est elle qui avait alerté les autorités et les médias après que la basse ville de Québec eut été recouverte d'un voile de poussière rouge, le 26 octobre 2012. Il s'agissait de résidus d'oxyde de fer, partis en coup de vent lors d'un déchargement au port de Québec.
Depuis, l'Administration portuaire de Québec (APQ) a fait l'objet de tirs groupés de la part de citoyens de Québec qui l'accusent de polluer le voisinage. Arrimage Québec, la compagnie responsable de l'épisode de 2012, a dû réviser ses pratiques et a investi dans des canons à eau pour rabattre les poussières au sol.
«C'est décourageant. Dans nos vies à nous, il n'y a rien qui a changé», déplore Mme Lalande, qui a entendu les autorités portuaires et Arrimage Québec dire que le problème des poussières était définitivement réglé.
Johanne Lapointe, vice-présidente aux communications pour Arrimage Québec, assure que cette poussière ne peut provenir des installations portuaires sous sa gestion. L'entreprise, qui a installé une dizaine de capteurs de poussière dans Limoilou, a entrepris des vérifications lundi, après la publication des observations des citoyens sur le blogue Monlimoilou.com.
«Il n'y avait rien, absolument rien» depuis plusieurs jours, résume M Lapointe. Celle-ci insiste pour dire que certains capteurs auraient nécessairement été traversés par un nuage de poussière venu du port. «Ça ne peut pas sauter par-dessus», souligne-t-elle.
La porte-parole d'Arrimage Québec confirme par ailleurs que plusieurs bateaux contenant des produits de fer ont été déchargés dernièrement par ses employés, mais aucun contenant du minerai sous la même forme qu'à l'automne 2012.