Les experts qualifient de «catastrophique» ce phénomène qui touche plus d'un pour cent des 500 derniers individus de cette espèce de baleine.

Nécropsies complétées sur les baleines retrouvées mortes dans le Saint-Laurent

Les nécropsies exercées sur les sixième et septième baleines noires de l'Atlantique, retrouvées mortes dans le Saint-Laurent, sont terminées, a fait savoir mardi le Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins (GREMM).
Les équipes, menées par la Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal, ont quitté les Îles-de-la-Madeleine. Dimanche et lundi, les carcasses des deux mâles ont été scrutées à la loupe pour tenter d'éclaircir la cause de la mort de sept baleines noires en un mois, une situation exceptionnelle et très préoccupante, selon les experts. 
«Les pathologistes devront consulter d'autres vétérinaires spécialistes de l'espèce et entamer des discussions et analyses plus fines de leurs échantillons pour publier d'ici quelques jours, un rapport préliminaire sur les constats suite aux récentes nécropsies», est-il indiqué sur le site Baleines en direct. 
Trois autres nécropsies ont été faites sur les carcasses d'autant de baleines noires du 29 juin au 1er juillet à l'Île-du-Prince-Édouard. Une baleine se serait empêtrée dans les filets et les deux autres seraient mortes après une collision. Les experts cherchent à savoir si une biotoxine pourrait avoir un impact sur l'habileté à naviguer des baleines noires.  
Des «analyses notamment en ce qui a trait à la présence de biotoxine dans le golfe du Saint-Laurent» doivent d'ailleurs être effectuées par des «laboratoires spécialisés». En plus de la mort de sept baleines noires depuis le 6 juin, les autorités sont intervenues à trois reprises pour en sauver trois autres qui étaient empêtrées. 
Il ne reste que quelque 500 baleines noires de l'Atlantique sur la planète, ce qui en fait une espèce en voie de disparition.