Quand il fait beau, quoi de mieux qu'un peu de soccer sur les plaines d'Abraham.

Moins de précipitations que d'habitude en juin!

Juin a été particulièrement... clément dans l'est du Québec. Même dans la capitale!
Difficile à croire, dira le Québécois écrasé par la grisaille, la pluie, voire la grêle et les tornades. Eh bien, les statistiques sont sans équivoque, réplique Environnement Canada: «On se trouve sous les normales en terme de précipitations», certifie la météorologue Amélie Bertrand.
Mais c'est sur la durée, sur le nombre de jours avec des nuages, que les «normales» ont été bousculées. Au Saguenay-Lac-Saint-Jean par exemple, ils ont goûté aux frasques de Dame Nature. «Normandin [...] a enregistré 26 jours avec de la pluie dans le mois de juin.» La normale est de 13 jours! Un petit calcul rapide permet de comprendre que les humeurs n'ont eu que 4 jours pour s'éclaircir.
Il faut dire que les gros systèmes météo sont passés par le haut, par le Témiscamingue jusqu'au Manicouagan, explique Mme Bertrand. C'est donc là que le couvert nuageux s'est installé... Ce qui a permis aux habitants de la Capitale-Nationale, de la Côte-Nord, du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie d'être (un peu) épargnés.
Pardon? Avons-nous rêvé les nuages et la pluie? Pas tout à fait, répond l'experte. Nous avons reçu bien moins de pluie qu'à l'accoutumée. Mais les astres nous ont torturés avec le supplice de la goutte. «Ce qui est venu fausser l'idée des gens, c'est que ç'a été beaucoup nuageux et qu'il a plus beaucoup de journées.»
Vous n'y croyez pas? «À Québec, on a enregistré 88 millimètres de pluie en juin alors que la normale est de 111», illustre Amélie Bertrand. Dans le Bas-Saint-Laurent, c'est 45 millimètres alors que la moyenne est plutôt de 85 millimètres; «c'est presque que moitié moins que ce qu'on reçoit dans la normale».
En Gaspésie, les données sont similaires. Mais là aussi les précipitations sont tombées au compte-gouttes: il y a eu 20 jours de pluie, soit une semaine de plus que la normale; une semaine de privation lumineuse de plus.
Juin a donc été sec dans l'est! Mais le soleil s'est fait rare.
Thermomètre
Et le thermomètre? «Quant aux températures, il n'y a rien de spécial à signaler en juin. Il y a eu quelques épisodes de temps chaud et humide, d'autres de temps plus frais, mais aucune de ces périodes ne s'est démarquée, ni par sa longueur, ni par son intensité. Somme toute, les températures de juin se sont avérées près des normales climatiques», note Envionnement Canada.
La suite? «Bien qu'aucune canicule ne se dessine dans un proche horizon, le temps devrait être plus estival avec du soleil et du temps plus sec pour les premières semaines de juillet. À compter de la mi-juillet, la chaleur et l'humidité seront au rendez-vous. Il y aura certainement du temps orageux à venir à la fin du mois.»