Véronique Lalande, qui a été la première à sonner l'alarme concernant la poussière rouge, se réjouit de l'initiative. Selon elle, «il n'y a rien de pire que de ne pas savoir»

Maltais promet un portrait «véritable» de la qualité de l'air dans Limoilou

Le Comité de vigilance des activités portuaires, la Direction de santé publique et le ministère de l'Environnement ont convenu de mettre leurs efforts et surtout leurs données en commun pour dresser un portrait de la qualité de l'air dans Limoilou et dans les quartiers environnants de la basse ville.
La ministre responsable de la Capitale-Nationale a reçu toutes les parties intéressées à son cabinet, lundi. Étaient convoqués Suzanne Verreault, conseillère municipale et présidente du Comité de vigilance des activités portuaires, Véronique Lalande, porte-parole de l'Initiative citoyenne de vigilance du Port de Québec, ainsi que des représentants de la Direction de santé publique et du ministère de l'Environnement.
L'objectif était de dresser un bilan, presque un an après le début des travaux de chacun sur la pollution en provenance du port, et d'explorer des pistes de collaboration.
Agnès Maltais a parlé de produire un portrait «global» et «véritable» de la qualité de l'air. «Qu'est-ce qu'ils respirent, les gens des quartiers de la basse ville? Qu'est-ce qu'ils respirent, les gens dans Limoilou? C'est quoi la charge qu'ils ont sur eux? Et ensuite, une fois qu'on saura vraiment ce qu'ils respirent, quel est l'impact sur la santé?» a résumé la ministre.
Pression sur le Port
Les partenaires veulent également mettre de la pression sur le Port et ses utilisateurs pour obtenir des informations sur les opérations qui se déroulent en zone fédérale, le long du fleuve Saint-Laurent. «On a vraiment des entreprises qui refusent la transparence et qui refusent de répondre à nos demandes perpétuelles. Donc, les citoyens ont raison d'être choqués et nous, on commence à être exaspérés», a déclaré Mme Maltais.
«Les travaux de vigie sont très difficiles à faire. On ne "vigile" pas beaucoup, comme on dit, car on est pris dans un tourbillon juridique de part et d'autre», a confirmé Suzanne Verreault.
Véronique Lalande a pour sa part fait valoir qu'il n'y avait «rien de pire que de ne pas savoir», et s'est réjouie de sortir de «la gestion d'incidents». «La problématique, elle est globale, elle est générale, elle touche l'ensemble d'un territoire, elle est en continu», a-t-elle rappelé.
La députée péquiste de Taschereau a dû se défendre devant les médias de s'occuper du dossier parce qu'elle sera bientôt en campagne électorale. «Quand un citoyen m'interpelle, moi, je réponds», a-t-elle dit, pointant Mme Lalande, avec qui elle avait déjà eu des contacts auparavant.