Des spécialistes en environnement ont déployé un dispositif pour contenir la nappe d'hydrocarbures qui flotte sur la rivière Lairet, au beau milieu du parc Cartier-Brébeuf.

Limoilou: nappe d'hydrocarbures dans la rivière Lairet

La nappe d'hydrocarbures qui avait été signalée sur la rivière Lairet au coeur du parc Cartier-Brébeuf a été rapidement contenue si bien que jeudi matin, il n'y avait plus de traces de pollution. L'impact environnemental a été jugé minime par le ministère de l'Environnement.
La présence d'hydrocarbures dans le cours d'eau a été rapportée aux autorités par un citoyen mercredi soir vers 20h. Le service de protection contre l'incendie de la Ville de Québec est intervenu avant de céder la place vers 21h à leurs collègues de l'Environnement et à Urgence-Environnement.
Ceux-ci ont évalué que la substance toxique s'étendait sur une superficie de 150 mètres par 15 mètres. Des estacades ont été installées à deux endroits sur la rivière, soit à l'entrée du parc où se trouve le bâtiment principal de Parcs Canada et un peu en amont. Les spécialistes ont ensuite procédé au pompage, une opération qui s'est déroulée en soirée et au cours de la nuit.
Selon le porte-parole du ministère de l'Environnement (MDDELCC), Frédéric Fournier, «il n'y a plus de trace d'hydrocarbures ce matin» tandis que l'impact environnemental a été classé comme «minime». La provenance des hydrocarbures est toujours inconnue, mais elle provient «fort probablement du réseau pluvial», a indiqué M. Fournier.
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La seconde partie du dispositif a été déployée plus en amont sur la rivière.
La rivière Lairet coule au coeur du lieu historique Cartier-Brébeuf, dans le quartier Limoilou.
Aucun lien entre les deux déversements, dit Heurtel
Il n'y a pas de lien entre la présence d'hydrocarbures sur la rivière Lairet et celle constatée plus tôt cette semaine dans la rivière Saint-Charles, affirme le ministre de l'Environnement, David Heurtel.
Le ministère de l'Environnement a reçu un signalement de la Ville de Québec dans la nuit de mercredi à l'effet que des hydrocarbures ont été repérés à la surface de la rivière Lairet, un affluent de la rivière Saint-Charles qui coule dans Limoilou.
Le nouvel épisode n'est pas relié pas du déversement qui a forcé l'intervention des pompiers de Québec, lundi, dans la rivière Saint-Charles, près du pont Scott et de la rue du Haut-Bord.
«L'information qu'on a, c'est qu'il n'y a pas de lien entre les deux», a indiqué le ministre de l'Environnement, jeudi matin.
«On est encore à tenter de déterminer les causes, a poursuivi M. Heurtel. On n'a pas d'information sur la source. On prend toutes les mesures pour limiter les dégâts. Urgence environnement travaille étroitement avec la Ville de Québec.»
Un travail est actuellement fait pour contenir la nappe d'hydrocarbures sur la rivière Lairet et, en parallèle, une «enquête» est menée pour identifier la source du problème.