Le statut de réserve écologique a été conféré à la quasi-totalité de l'île Brion en 1984.

L'Île-Brion demeurera une réserve écologique, assure Heurtel

Le ministre de l'Environnement du Québec, David Heurtel, prend l'engagement de ne jamais remettre en cause le statut de réserve écologique de l'île Brion, qui fait partie de l'archipel des Îles-de-la-Madeleine. Personne ne doit entretenir d'inquiétude à ce sujet, affirme-t-il.
En marge d'une réunion des élus du gouvernement, mardi, M. Heurtel a assuré qu'il n'a jamais été question d'une telle chose dans son esprit. Contrairement à ce qu'avaient espéré et compris des Madelinots, la chasse aux phoques gris ne sera pas légalisée dans la réserve écologique.
Cela dit, a ajouté le ministre, il existe un problème de surpopulation de phoques dans cette région du golfe du Saint-Laurent. Cette problématique sera étudiée avec Pêches et Océans Canada, a-t-il expliqué, en laissant entendre que des décisions devront par la suite être prises.
Au sein de son ministère, de vives inquiétudes ont couru quant à d'éventuels changements au statut de l'île Brion.
Joyau
Le maire des Îles-de-la-Madeleine, Jonathan Lapierre, a tenu à dire, lundi, qu'il ne fallait pas faire disparaître le statut particulier de ce joyau. Il s'est néanmoins demandé si un compromis possible ne passerait pas par des dérogations temporaires, de telle date à telle date, par exemple - dérogations qui permettraient aux chasseurs de phoques de mener leurs activités en toute légalité durant ces périodes.
Pourrait-il y avoir des périodes lors desquelles la chasse serait autorisée? a-t-il été demandé au ministre. «Dans les réserves écologiques, il n'y a pas de chasse», a répondu David Heurtel en fermant la porte à cette possibilité.
Tout indique maintenant qu'une lettre circulant au ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques réaffirmant le statut de réserve de l'île sera dûment signée par les autorités.
L'île Brion a été classée réserve écologique en 1984 en raison des richesses particulières de sa faune et de sa flore. Ce statut ne permet rien d'autre que des recherches scientifiques.