Grâce à la technologie LIDAR, combinée à des photographies aériennes récentes et anciennes, la Ville de Lévis a pu déterminer combien de ruisseaux et rivières elle compte sur son territoire.

Lévis se dote d'un plan des cours d'eau unique au Québec

Les promoteurs et les agriculteurs n'auront plus à se taper entre un an et un an et demi de longues démarches administratives avant de voir leurs projets se réaliser grâce à une nouvelle cartographie des cours d'eau dont s'est dotée la Ville de Lévis.
«Ça s'est jamais vu ailleurs au Québec un plan comme ça, aussi précis», s'est félicité le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, en conférence de presse jeudi matin.Le maire le dit sans détour : ses fonctionnaires ont élaboré un système pour faciliter la vie de tout le monde, pour qu'il y ait «moins d'enfarges» avec le ministère de l'Environnement.
Lorsqu'un projet de développement se présentait, de longues et pénibles discussions avaient souvent lieu entre la Ville de Lévis et le Ministère afin de départager les fossés des véritables ruisseaux. Le développement immobilier Roc-Pointe, dans le secteur Saint-Nicolas, a d'ailleurs été quelque peu ralenti en raison de négociations avec l'Environnement.
«Là, on a des données qui ont une marge d'erreur quasi inexistante», assure le maire Lehouillier. La Ville a acquis des relevés du système LiDAR, un scanneur laser qui balaie le sol. Elle les a jumelées avec des photographies aériennes anciennes et nouvelles, question de connaître l'historique des cours d'eau sur son territoire. Le tout a été superposé à la base de données topographiques du Québec, pour une évaluation qui ne laisse pas de place à l'interprétation.
Protection des rives
Autant le projet vise à donner un service rapide aux promoteurs, autant il permet de protéger de tout développement les rives des véritables cours d'eau.
Ce projet a coûté environ 20 000 $ à la Ville, la grande majorité du travail ayant été fait à l'interne. «Et ça va nous permettre d'économiser des milliers, voire des millions de dollars en différentes études avec les années», soutient M. Lehouillier. La Ville a aussi l'intention de se doter rapidement d'une cartographie de ses milieux humides.