La plante croît dans les milieux ouverts, et a besoin de plusieursannées avant d'atteindre samaturité de trois mètres, maiselle peut se rendre jusqu'à cinq.

Lévis part en guerre contre la berce du Caucase

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, sonne la charge contre la berce du Caucase, une plante envahissante qui peut provoquer de sévères brûlures et qui commence à s'implanter dans la région. Le maire demande même l'aide des municipalités voisines afin d'«éradiquer» l'espèce de la région avant qu'elle ne soit trop répandue.
<p>La plante croît dans les milieux ouverts, et a besoin de plusieursannées avant d'atteindre samaturité de trois mètres, maiselle peut se rendre jusqu'à cinq.</p>
Lévis procédera dès cet été à un inventaire des «colonies» de berces sur son territoire et lancera dès l'an prochain un programme visant à les détruire systématiquement, a annoncé M. Lehouillier lors d'un point de presse, jeudi. «On prend ça très au sérieux, et avec l'exemple qu'on donne aujourd'hui, on incite toutes les municipalités qui sont aux prises avec cette plante [...] à embarquer dans ce mouvement-là. Je sais que Saint-Isidore le fait et si, ensemble, on prend des mesures immédiatement, on va pouvoir l'éliminer définitivement», a indiqué le maire.
La campagne visera non seulement les endroits publics, mais également les terrains privés, «parce que c'est une plante qui est coriace».
M. Lehouillier prévoit que sa campagne contre la berce devrait coûter autour de 30 à 40 000 $ de fonds publics.
La berce du Caucase provient, comme son nom l'indique, d'Europe de l'Est, mais elle a été introduite au Québec il y a plusieurs années, vraisemblablement comme plante ornementale. Il s'agit d'une espèce qui produit énormément de graines, qui ont un «excellent taux de germination» et qui peuvent demeurer viables pendant cinq ans, a indiqué le technicien en environnement de Lévis, Jérôme Carrier.
Sève problématique
Le contact avec les feuilles, les fleurs et la tige n'est en lui-même pas douloureux, mais la sève peut causer des brûlures au deuxième degré si la peau touchée est exposée au soleil. Il faut donc éviter de briser la berce afin de ne pas libérer de sève.
La plante croît dans les milieux ouverts, et a besoin de plusieurs années avant d'atteindre sa maturité - moment auquel elle atteint autour de trois mètres, mais elle peut se rendre jusqu'à cinq. Les feuilles sont de bonne taille, même chez les jeunes spécimens d'à peine 50 cm de haut, et les fleurs, petites et blanches. L'espèce a l'habitude de former des colonies assez denses.
Elle ressemble en outre beaucoup à une espèce indigène, la berce laineuse, avec laquelle il est facile de la confondre.
Sur la Rive-Nord, on dit à la Ville de Québec être conscient de la présence de la berce du Caucase dans la région, au point de l'avoir ajoutée au Règlement sur les nuisances - ce qui signifie que la Ville élimine toute berce du Caucase trouvée dans des endroits publics et que les citoyens sont tenus de s'en débarrasser quand la plante apparaît sur leurs terrains. «Mais pour l'instant, il n'y a pas lieu de faire une campagne d'éradication», dit la porte-parole Marjorie Potvin.
Les deux berces
La berce du Caucase a beau être une espèce envahissante qui vient de loin, elle a quand même de la «parenté» en Amérique du Nord, la berce laineuse. Les deux espèces sont souvent confondues tant elles se ressemblent, mais pour qui sait quoi regarder, elles sont faciles à distinguer.
Berce du Caucase (envahissante)
- Plus grande(2 à 5 mètres)
- Taches pourpres sur la tige
- Pas de duvet sous les feuilles
Berce laineuse (indigène)
- Plus petite(moins de 3 mètres)
- Pas de taches pourpressur la tige
- Poils blancs et souples sous les feuilles et sur la tige