Le problème avec la glace est que les inondations par embâcles «sont toujours plus compliquées» à gérer que celles à l'eau libre, signale France-Sylvie Loiselle de la Sécurité civile. Les municipalités à risque se préparent au pire en faisant des travaux préventifs.

Les glaces pourraient nuire aux crues printanières

L'hiver 2014-2015 est l'un des plus froids jamais enregistrés. Les températures de 1 à 3 degrés sous les moyennes ont favorisé la création d'un couvert de glace plus épais qu'à l'habitude qui pourrait augmenter les risques d'embâcles sur certaines rivières du Québec.
La période de dégel est plus tardive cette année, fait observer France-Sylvie Loiselle de la Sécurité civile. Mais déjà, le gouvernement québécois et les municipalités riveraines se préparent à l'incontournable crue printanière. C'est le cas de la Ville de Saint-Raymond, durement éprouvée par les inondations en 2012 et 2014, qui a amorcé la semaine dernière des travaux préventifs à l'aide d'une pelle mécanique, laissait savoir Le Soleil samedi.
«Nous savons que les glaces sont bien consolidées. Il y en a une bonne épaisseur. Les risques d'embâcles pourraient être plus élevés. À savoir ce que ça va donner, il faut attendre de voir ce qui va se passer lorsque les températures seront un peu plus chaudes comme c'est prévu après Pâques», laisse savoir la porte-parole.
En effet, d'autres facteurs, comme une chaleur excessive et beaucoup de précipitations, pourraient aggraver la situation. À l'inverse, «le couvert de neige un peu sous la normale» dans plusieurs régions pourrait atténuer les risques d'inondations associés à la crue printanière.
«Plus compliqué»
Le problème avec la glace est que les inondations par embâcles «sont toujours plus compliquées» à gérer que celles à l'eau libre, mentionne Mme Loiselle. Pour pallier cette difficulté, elle insiste sur le fait que les municipalités et la Sécurité civile se préparent beaucoup mieux qu'auparavant à l'éventualité d'une inondation.
«Plusieurs villes comme Saint-Raymond font des travaux préventifs. La période de préparation de la Sécurité civile avec ses partenaires a débuté en janvier. Et déjà, nous sommes en période de surveillance», conclut-elle.