Jean Rochette est fier d'avoir mené à terme le projet de l'amphithéâtre, construit en dessous du budget initial de 400 millions $ et dans les délais prescrits.

«L'équipe de choc» de l'amphithéâtre pour l'usine de biométhanisation

Même si le prochain pacte fiscal prévoit que la Ville de Québec aura trois ans de plus pour construire une usine de biométhanisation, l'administration Labeaume sait déjà qu'elle souhaite recréer «l'équipe de choc» derrière l'amphithéâtre pour construire ce projet majeur de 108 millions $.
Le pacte fiscal auquel ont dit oui les maires de l'Union des municipalités du Québec mercredi soir reporte au 31 décembre 2022 l'obligation pour les villes de se doter d'une usine qui transformera en engrais et en biogaz les boues municipales (égouts) et les restes de table recueillis dans de futurs bacs bruns des citoyens. Cette obligation était initialement prévue pour septembre 2019.
Cette nouvelle échéance est une victoire pour les maires, dont Régis Labeaume, qui a souvent dit souhaiter «gagner du temps» pour étaler le financement municipal de plus de 40 millions $ pour cette usine subventionnée à 44 millions $ par le gouvernement du Québec et à 16 millions $ par le fédéral.
«C'est pas impossible que Jean Rochette soit là», a indiqué le maire jeudi dernier à propos de cet ingénieur de la Ville à qui plusieurs attribuent le succès de la construction du Centre Vidéotron. «On essaie de reproduire l'équipe de choc. Toute la science qu'ils ont appliquée à l'amphithéâtre, on voudrait l'appliquer à l'usine de biométhanisation et à l'anneau de glace», a dit M. Labeaume en allusion à cet autre projet d'infrastructure actuellement dans les cartons. Carl Desharnais, embauché en 2013, est pour sa part le directeur du projet d'usine de biométhanisation.