Le physicien et ancien coprésident de la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec, Normand Mousseau, dénonce le fait que Québec n'ait rien mis en place pour atteindre ses cibles de réduction de gaz à effet de serre.

Le Québec loin de son objectif de réduction des gaz à effet de serre

Le Québec peine à réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES).
C'est ce que confirme le plus récent bilan officiel publié par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.
Ainsi, en 2013, les émissions de GES ont atteint 81,2 millions de tonnes au Québec, un chiffre presque identique à 2012.
Le secteur des transports demeure le principal pollueur, responsable de 43 % des émissions totales en 2013. Le secteur de l'industrie arrive au deuxième rang, avec 31 %. Suivent loin derrière les secteurs du chauffage de bâtiments, l'agriculture, les déchets et la production d'électricité.
Globalement, on constate que les émissions de GES ont reculé de seulement 8,6 % depuis 1990, année de référence pour les calculs.
Le ministre de l'Environnement, David Heurtel, reconnaît que le Québec doit «accélérer la cadence» s'il veut atteindre ses «ambitieux objectifs».
Le Québec s'est fixé comme objectif de réduire ses émissions de 20 % d'ici 2020, par rapport à 1990. Le gouvernement Couillard a également établi une cible de réduction de 37,5 % d'ici 2030.
À l'échelle canadienne, le Québec fait néanmoins bonne figure, puisque les émissions par habitant sont les plus faibles de toutes les provinces. La principale province émettrice demeure l'Alberta, avec 37 % de toutes les émissions de GES au pays.