La confiance de Denis Lebel ne se laisse pas ébranler par les élans protectionnistes au sud de la frontière.

Le Conseil de l’industrie forestière du Québec vire au vert

Le Conseil de l’industrie forestière du Québec cherche à gommer l’image de ce secteur, dont les activités sont souvent présentées en opposition aux considérations environnementales.

Son président, Denis Lebel, s’est lancé dans une tournée des régions pour rompre avec cette perception.

L’ancien ministre et député conservateur de Lac-Saint-Jean se dit le porteur d’une «vision nouvelle» de l’industrie forestière en tant qu’acteur de premier plan dans la lutte aux changements climatiques.

Au cours des derniers jours, il a déjà adressé ce message «un peu différent» à La Tuque, à Trois-Rivières et à Baie-Comeau, entre autres. Jusqu’à présent, il juge l’industrie «réceptive» à ce nouveau discours.

Dans les semaines à venir, sa tournée l’amènera également en Abitibi-Témiscamingue, en Outaouais, dans les Laurentides, et elle se poursuivra après le congrès annuel du CIFQ, prévu jeudi et vendredi prochains, à Québec.

M. Lebel vante les mérites du recours au bois dans la construction.

«Lorsque tu plantes un jardin et qu’à l’automne, tu ne récoltes pas tes légumes, ils pourrissent en terre, fait-il valoir. Quand l’arbre est mature, si on ne le récolte pas, on perd sa valeur économique, il devient un émetteur de CO2.»

Plusieurs débouchés

Il ne manque pas non plus de souligner que quelque 60 000 emplois dépendent de l’industrie forestière dans la province.

«Il faut toujours avoir de la précaution pour les espèces animales, mais aussi bien sûr, pour les familles qui en vivent», insiste-t-il.

La confiance de Denis Lebel ne se laisse pas ébranler par les élans protectionnistes au sud de la frontière.

«C’est la cinquième fois qu’on a un conflit avec les Américains sur le dossier du bois d’oeuvre. On a toujours gagné dans le passé et on pense qu’on va continuer à gagner», affirme-t-il.

M. Lebel semble plutôt se préoccuper de la relève pour l’industrie québécoise. Il compte l’attirer en martelant ce même message: «On a parmi, sinon les meilleures, pratiques forestières au monde.»

Le CIFQ représente les intérêts des entreprises de sciage résineux et feuillu, de déroulage, de pâtes, papiers, cartons et panneaux et fabricants de bois d’ingénierie.