L'herbe à poux est responsable du fameux rhume des foins qui affecte une personne sur dix dans la Capitale-Nationale. 

La chasse à l'herbe à poux est ouverte

La Ville de Québec ne lésine pas sur les moyens pour contrer l'herbe à poux et le fameux rhume des foins qui affecte une personne sur dix dans la Capitale-Nationale. Brigade à vélo, corvées d'arrachage et même une «exposition» d'herbe à poux sont au programme de la saison 2017.
«Se promener, arracher une plante verte, ça nous rapproche de la nature!» a lancé à la blague le directeur national de santé publique Horacio Arruda en conférence de presse mardi à l'hôtel de ville de Québec. «Arrachez-en, il ne faut pas se gêner.»
La formule est amusante, mais la méthode est bien réelle : arracher ces plants indésirables avant qu'ils n'émettent leur pollen annuel demeure la seule façon de se départir de cette plante.
«Et ça marche! On remarque que dans les municipalités qui le font à temps, avec une implication citoyenne, il y a vraiment une réduction», a dit M. Arruda qui lançait la campagne provinciale d'arrachage de l'herbe à poux avec l'Association pulmonaire du Québec à l'origine de ce concept depuis 2007. Cette année, la Ville de Québec est ville hôtesse de la campagne 2017.
Et dans la capitale, des activités diverses pour inciter à l'arrachage d'herbe se dérouleront de juin à août.
Deux brigadiers à vélo sillonneront les rues et parcs de Québec pour chasser les plants à l'origine de tant de problèmes respiratoires et congestion nasale, a expliqué au Soleil Clara Morissette-Boileau, chargée de projet chez Craque-Bitume, l'organisme d'écologie urbaine à qui la Ville de Québec a confié ce mandat. «Au-delà de l'arrachage, on va aussi sensibiliser les citoyens, leur montrer que ce n'est pas dangereux de l'arracher et distribuer des cartons d'information», a-t-elle ajouté.
«On va aussi coordonner deux grandes corvées, une avec des jeunes des camps de jour et une avec le grand public», a poursuivi Mme Morissette-Boileau. Les lieux des corvées sont encore à déterminer puisque Craque-Bitume veut cibler des sites marqués par la présence des plants à exterminer.
Reconnaître la plante
Le principal défi pour contrer l'herbe à poux est de bien la reconnaître, a expliqué pour sa part Marie-Josée Coupal, conseillère en environnement à la Ville de Québec.
Idée originale, les citoyens pourront voir, dès la fin juin, de l'herbe à poux en pot dans divers immeubles municipaux, dont les bibliothèques et les bureaux d'arrondissement. Le concept avait été testé lors projet-pilote en 2015. Elle rappelle que l'herbe à poux n'est pas l'herbe à la puce, qu'il ne faut pas toucher.
On trouve la plante indésirable surtout le long des terre-pleins et des trottoirs, des pistes cyclables, des voies ferrées, des terrains vagues et autres sites non entretenus.
Comment distinguer l'herbe à poux
• Hauteur variant de 5 cm à 1,5 m
•Tige ferme, poilue et d'un vert grisâtre qui rougit à la floraison
• Feuilles très découpées vert foncé sur le dessus et plus pâle en dessous
• Les fleurs en épis sont d'un vert jaunâtre à l'extrémité de la plante