Outre John R. Porter, le comité rallie la conseillère municipale Julie Lemieux, l'artiste en arts visuels Paul Béliveau, la réalisatrice Nancy Florence Savard, et le président des Remparts de Québec, Claude Rousseau, qui siège au conseil d'administration du Port de Québec.

John R. Porter présidera le comité sur l'intégration des silos

John R. Porter, ancien directeur du Musée national des beaux-arts du Québec, a accepté de présider le comité-conseil sur l'intégration visuelle des nouveaux silos de l'anse au Foulon «pour être aussi aidant et utile que possible».
L'Administration portuaire de Québec (APQ) a annoncé lundi matin la composition de ce comité, promis par son président-directeur général, Mario Girard, au plus fort de la controverse entourant l'érection de deux immenses dômes blancs pour entreposer des granules de bois au pied du cap Blanc.
Outre John R. Porter, le comité rallie la conseillère municipale Julie Lemieux, l'artiste en arts visuels Paul Béliveau, la réalisatrice Nancy Florence Savard et le président des Remparts de Québec, Claude Rousseau, qui siège au conseil d'administration du Port. Tous sont bénévoles.
Le comité s'est vu confier deux mandats. Le premier consiste à déterminer la meilleure façon d'intégrer les silos de 45 mètres de hauteur et 48 mètres de largeur coincés entre la falaise et le boulevard Champlain d'un côté et le fleuve Saint-Laurent de l'autre. L'APQ évoque la mise en lumière, le multimédia, la fresque et l'aménagement urbain comme des solutions possibles.
Le deuxième mandat du comité est d'examiner les idées qui seront soumises par les artistes ou organisations souhaitant participer au projet et ayant la capacité de le mener à terme. Ses membres pourront éventuellement aiguiller le Port vers le choix d'un partenaire. L'administration portuaire n'a pas statué à ce stade-ci si elle ira en appel d'offres ou accordera un contrat de gré à gré, a précisé lundi une porte-parole, Marie-Andrée Blanchet.
M. Porter a dit aborder sa présidence sans idée préconçue, avec pour seule condition d'être «bien entouré», ce qu'il considère chose faite. «Il faut que les livres soient ouverts», a-t-il insisté, soucieux d'explorer toutes les pistes potentielles pour enjoliver les silos.
M. Porter veut se tenir loin du débat sur la pertinence d'un terminal de granules de bois à cet endroit précis du littoral. «À partir du moment où c'est une réalité qui est présente dans notre paysage visuel, quel est le meilleur parti qu'on puisse trouver pour que ça s'intègre le mieux possible», notamment dans le prolongement de la promenade Samuel-De Champlain, se demande-t-il.
Pour sa part, l'artiste Paul Béliveau n'a pas hésité à dire qu'il trouve «esthétiquement très beau» le premier silo, qu'il voit tous les jours de part et d'autre du fleuve puisqu'il habite sur la Rive-Sud. «Il y a sûrement moyen de trouver une solution pour non pas le masquer, mais le faire habiter avec le lieu» compte tenu de sa taille imposante, a-t-il poursuivi.
Julie Lemieux, vice-présidente du comité exécutif de la Ville de Québec, croit qu'une étape importante sera de comprendre «c'est quoi ce matériau, ce qu'il peut accueillir». «Sinon, les gens vont travailler pour rien», a-t-elle fait remarquer lundi. La conseillère confesse «une petite préférence» pour le choix d'artistes locaux, «mais si le Port veut élargir, c'est son droit».
Le rapport du comité est attendu pour le 31 mars. L'APQ s'engage à rendre publiques ses conclusions et ses recommandations.