La SOPFEU, qui est un organisme sans but lucratif, ne combat pas les incendies situés au nord du 51e parallèle, dans la zone restreinte, à moins qu'elle n'en obtienne le mandat du ministère des Ressources naturelles ou d'une compagnie forestière.

Incendies de forêt: le Québec brûle moins

Le printemps frais et pluvieux a rendu la vie facile à la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU), qui affiche un bilan exceptionnellement bas jusqu'à maintenant cet été.
Depuis le début de la saison de protection, 169 incendies ont été combattus au Québec et 214 hectares détruits, largement en dessous de la moyenne des 10 dernières années à pareille date, qui s'élève à 441 incendies et 100 847 hectares détruits. 
«Pour les feux, la grosse période est le printemps», explique l'agente à l'information de la SOPFEU, Mireille Rioux. La pluie des mois d'avril et mai a permis au gazon de verdir rapidement, ce qui a considérablement réduit le potentiel de feux de forêt et la propagation de ceux-ci.  
Au-delà de la température, la SOPFEU espère que la prévention effectuée depuis des années contribue aussi à changer les habitudes des Québécois et ainsi réduire le nombre d'incendies. Nouveauté cette année, la SOPFEU a fait de la prévention à propos des véhicules tout terrain. La terre et les débris qui sèchent autour des roues et près du moteur peuvent s'enflammer et tomber sur le sol, provoquant des incendies de forêt. Un simple entretien du véhicule peut éviter ce genre de situation. Mme Rioux croit que les mises en garde émises par son organisation à ce sujet cette année ont aidé.  
Soutien aux autres provinces
Depuis une dizaine de jours, 43 pompiers forestiers du Québec prêtent main-forte en Colombie-Britannique où la situation est particulièrement difficile en raison d'un été chaud et sec. Un important partage d'effectifs qui n'est pas étranger au faible bilan québécois. « À cause de la situation de cette année, qui est plutôt calme, on peut se permettre de faire des prêts de ressources », affirme Mme Rioux, soulignant que la SOPFEU a également prêté plusieurs avions-citernes et avions de thermographie, utilisés pour localiser les points chauds, à l'Alberta. Cet aide du Québec aux autres provinces et territoires est rendu possible par l'Accord d'aide mutuelle en cas d'incendies de forêt, en vigueur depuis plusieurs années.