La présence de l'agrile du frêne a été signalée à Québec, ce qui devrait forcer plusieurs citoyens à abattre leurs arbres.

Guérette veut une aide financière pour prévenir l'agrile du frêne

La Ville de Québec doit appuyer financièrement et dès maintenant les citoyens qui veulent traiter leurs frênes pour éviter une infestation par l'agrile et ultimement un abattage, selon la chef de l'opposition.
Anne Guérette a fait une sortie vendredi pour demander à Québec d'imiter Montréal. «Tous ceux qui ont des frênes sur leur terrain doivent pouvoir bénéficier d'un soutien de la Ville pour prendre immédiatement les mesures préventives avant qu'il soit trop tard», a martelé la conseillère municipale.
La métropole rembourse 50 % des frais de traitement des frênes sur des terrains privés dans les zones jugées à risque, qui couvrent maintenant l'ensemble de l'île de Montréal. Le maximum est fixé à 2000 $ sur deux ans pour chaque propriété admissible. 
L'injection du bioinsecticide TreeAzin doit en effet être répétée aux deux ans et coûte entre 150 et 500 $ selon la taille de l'arbre. À Montréal, la subvention est versée directement à l'entreprise horticole qui procède aux travaux. Tous les frênes sains doivent obligatoirement être traités. Ceux infectés doivent être abattus pour limiter la propagation de l'insecte. 
«À Québec, on est en retard, on se réveille encore une fois à la dernière minute», critique Mme Guérette, qui craint un abattage massif de frênes dans les prochains mois. 
Une première série d'arbres infectés par l'agrile, appartenant à la Ville de Québec, ont été coupés cette semaine dans le quartier Montcalm. 
Lors de l'annonce du programme, à la mi-juillet, le maire Régis Labeaume a incité les propriétaires de frênes à contacter la Ville pour obtenir de l'aide financière si un abattage est requis. Lors de l'épidémie de la maladie hollandaise de l'orme, il y a une dizaine d'années, Québec assumait la moitié des frais jusqu'à un maximum de 300 $. 
Marie-Christine Magnan, directrice des communications de la Ville de Québec, a répété vendredi qu'un programme d'aide plus complet est en cours d'élaboration et devrait être dévoilé dans quelques mois. Il est trop tôt pour savoir si les traitements préventifs seront remboursés. «C'est certain qu'on va s'inspirer de ce qui se fait ailleurs», dit-elle. 
Environ 13 000 frênes se trouvent sur des terrains municipaux à Québec seulement. Il y en aurait jusqu'à deux fois plus sur des terrains privés.