L'enjeu tourne autour du gisement Old Harry, un champ d'hydrocarbure mesurant 29 km situé non loin des Îles-de-la-Madeleine.

Greenpeace s'installe à Rimouski

Greenpeace se dote d'une tête de pont à Rimouski autour d'une dizaine de bénévoles, sans ouvrir toutefois un bureau avec personnel salarié.
Greenpeace s'installe dans la capitale du Bas-Saint-Laurent pour solliciter l'appui financier des citoyens mais aussi pour s'intéresser au développement des projets d'hydrocarbures dans l'Est-du-Québec.
«C'est une question de plus en plus préoccupante que le pétrole et le gaz de schiste, ce qui motive les gens à faire partie de notre groupe. On entend aussi parler des projets d'oléoduc. Nous sommes d'abord à Rimouski pour solliciter l'appui financier des gens pour rester indépendants des gouvernements», explique Françoise Laforce-Lafontaine, porte-parole du groupe rimouskois de Greenpeace.
Après celui de la ville de Québec, le seul autre bureau fonctionnant avec du personnel salarié dans l'Est du Canada se trouve à Halifax.
Au cours des trois dernières saisons estivales, la grande organisation canadienne a engagé des étudiants pour recruter des membres en faisant du porte-à-porte. Environ 200 nouveaux membres ont été recrutés jusqu'ici cet été.
«Nous serons présents à l'année. On pourrait plus tard créer des liens avec les autres mouvements environnementaux dans la région. Je sais qu'il y a des gens mobilisés à Gaspé mais nous n'avons pas de rapport avec eux.»
Le bureau de Québec, auquel est lié le groupe rimouskois, a pressenti le potentiel au Bas-Saint-Laurent. «Pour l'instant, il n'est pas question d'avoir un bureau permanent mais on aura un pied-à-terre pour recruter des membres», spécifie Mathieu Kawa, porte-parole du bureau de Québec.
D'autres organisations
Il existe plusieurs organisations environnementalistes au Bas-Saint-Laurent dont le Conseil régional de l'environnement du Bas-Saint-Laurent, Le Poids vert Rimouski-Neigette et la Coalition bas-laurentienne pour une prospérité sans pétrole.
La Gaspésie, l'île d'Anticosti et les gisements hors frontière Old Harry dans le golfe Saint-Laurent sont vus comme un éventuel eldorado en pétrole et en gaz naturel.