Le conseiller responsable de l'environnement à la Ville de Québec, Steeve Verret

GES: pas question de revoir le plan de la Ville, tranche Verret

Quoiqu'en dise Paul Shoiry, pas question pour l'administration Labeaume de revoir son plan de réduction des gaz à effet de serre.
«Est-ce qu'on va le refaire pour une année? Non», a tranché le conseiller responsable de l'environnement à la Ville de Québec, Steeve Verret.
L'année en question est celle du délai obtenu par le gouvernement du Québec pour l'entrée en fonction de l'usine de biométhanisation. Le plan de la Ville de Québec présenté en septembre visant à réduire de 10 % les émissions de GES d'ici 2020 mise beaucoup sur cette usine de 100 millions $ qui transformera en gaz naturel les boues municipales et les restes de table des citoyens. Le hic, c'est que l'usine est prévue pour être en fonction en 2022 seulement, a souligné lundi le chef de l'opposition Paul Shoiry.
L'élu de Démocratie Québec a qualifié le plan de la Ville d'«inadéquat» et d'«irresponsable» et a demandé à l'administration Labeaume de tout recommencer.
Or malgré le report de l'usine, le plan actuel demeure pertinent, a répliqué M. Verret en entrevue au Soleil mardi.
Oui, convient-il, l'usine est prévue pour 2021-2022. Mais il faut voir les objectifs dans le long terme, davantage dans un horizon de 2030, comme le fait le gouvernement du Québec, a-t-il plaidé. «Tout ce qui touche l'électrification des transports et d'autres programmes, on va y aller au rythme du gouvernement, où il va décider d'investir», a poursuivi M. Verret.
Et qui sait, a-t-il glissé, rien indique que l'usine ne pourra pas être construite plus rapidement pour être en fonction avant 2020. «Je dis ça dans le meilleur des mondes», a-t-il toutefois nuancé.
Dans sa charge de lundi, Paul Shoiry a aussi critiqué le fait que le plan de la Ville de Québec ne se concentre que sur les infrastructures municipales et n'inclut pas assez les «collectivités», notamment les citoyens ou les entreprises, comme le fait Montréal dans ses objectifs de réduction de GES.
Steeve Verret réplique plutôt que l'administration municipale doit agir en premier.
«On sait que c'était déjà ambitieux de réaliser ce qu'on veut réaliser. On y va avant pour montrer l'exemple», a-t-il justifié.