Le golfe du Saint-Laurent

Forage dans le Saint-Laurent: un moratoire de 12 ans réclamé

Les Innus, les Malécites et les Micmacs exigent un moratoire de 12 ans sur l'exploration et l'exploitation pétrolière et gazière dans le fleuve et le golfe Saint-Laurent. Si le gouvernement canadien et les gouvernements des provinces de l'est du pays refusent l'imposition de ce moratoire, les trois nations porteront la cause devant les tribunaux.
<p>Claude Jeannotte</p>
Les représentants de ces trois nations affirment que près de 12 ans seront nécessaires pour réaliser les études visant à déterminer l'impact de l'exploration au large des côtes du Québec et des provinces atlantiques. Les connaissances quant à ces impacts sont nettement insuffisantes à l'heure actuelle.
Le chef Claude Jeannotte, de Gespeg, souligne notamment que la Gaspésie et les autres régions côtières de l'est du Canada ont énormément à perdre si l'exploration et l'exploitation d'hydrocarbures sont réalisées dans des conditions non sécuritaires.
«Les pêches commerciales des trois communautés autochtones en Gaspésie génèrent des revenus de 72 millions $ par année. Nous ne sommes pas contre le développement, mais il faut protéger les activités qui existent déjà, basées sur des ressources renouvelables», a indiqué le chef Jeannotte lors d'un entretien téléphonique.
M. Jeannotte était à Halifax en marge de l'Assemblée générale des Premières nations, au cours de laquelle les chefs de l'est du Canada ont exprimé cette position au sujet des hydrocarbures extracôtiers.