Les citoyens de Québec n'auront pas besoin de bac brun pour y placer leurs restes de table lorsque l'usine de biométhanisation sera en place.

Étude pour le centre de biométhanisation

On saura à l'automne si le tri optique sera bel et bien utilisé pour séparer les matières organiques collectées, sans bacs bruns, dans les chaumières d'ici quelques années.
La Ville vient de lancer un appel d'offres pour dénicher la firme qui réalisera l'étude préparatoire du futur Centre de récupération de la matière organique (CRMO).
À ce centre, juxtaposé à l'incinérateur, les restes de table des citoyens seront triés et envoyés à l'usine de biométhanisation qui transformera ces matières organiques et les boues municipales en engrais et en gaz naturel. Cette usine de 100 millions $ devra être en fonction pour 2022.
L'appel d'offres qui vient d'être lancé touche l'annonce, en octobre, par le maire Régis Labeaume que les citoyens de Québec n'auront pas besoin de bac brun pour y placer leurs restes de table lorsque l'usine de biométhanisation sera en place.
Des sacs contenant pelures de bananes ou des os poulet seront, avait-il expliqué, placés dans un sac et jetés directement dans les ordures. Une fois rendue à l'incinérateur, les matières seront séparées, probablement pas la technologie utilisant le tri optique.
«Cet appel d'offres permettra d'analyser les meilleures options pour la récupération de la matière organique du bac de poubelle actuel, comme par exemple par tri optique versus tri mécanique», a confirmé par courriel la porte-parole de la Ville de Québec, Émilie Bruneau.
Selon le document d'appel d'offres, les firmes intéressées ont jusqu'au 15 février pour soumettre leur candidature. Un rapport préliminaire devra être remis le 15 juillet et le rapport final de l'étude préparatoire le 19 août 2016. La Ville de Québec prévoit la construction de l'usine dans le secteur de la Baie de Beauport à partir de 2019 pour une mise en service à la fin de 2021.