Vue de Havre aux Maisons, aux Îles de la Madeleine, en juin 2011.

Eau potable et forages: les Madelinots déçus

Le maire des Îles-de-la-Madeleine, Jonathan Lapierre, est «déçu» et «inquiet» que Québec n'ait pas tenu compte des particularités des Îles-de-la-Madeleine dans son Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection, présenté mercredi.
Les forages pétroliers ou gaziers seront permis à 500 mètres de sources d'alimentation en eau potable, à moins qu'une étude hydrogéologique recommande d'élargir cette marge. Ce règlement provincial rend caducs les règlements municipaux sur la question, qui fixait la limite à deux kilomètres de tout puits artésien et à six kilomètres d'un puits desservant plus de 20 personnes.
«On est entourés d'eau salée, explique M. Lapierre. Si une contamination survenait, la municipalité ne pourrait pas puiser son eau.»
Un rapport du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement, publié en décembre 2013, a reconnu la vulnérabilité de l'eau souterraine des Îles et son caractère irremplaçable, rappelle le maire. Il exige une rencontre avec le ministre de l'Environnement, David Heurtel.