Pour Éric Bauce, vice-recteur exécutif et responsable du dossier du développement durable amorcé en 2007, la reconnaissance obtenue «n'est pas une consécration, mais un signal qu'on est sur la bonne voie». Il est photographié en compagnie du recteur de l'Université Laval, Denis Brière (à gauche).

Développement durable: l'Université Laval dans une classe à part

L'Université Laval (UL) se classe première au Canada et neuvième au monde parmi les 300 des 1000 universités ayant complété le processus d'évaluation pour l'accréditation STARS en développement durable de l'Association for the Advancement of Sustainability in Higher Education.
Laval a reçu le niveau or, avec une note de 73,3 %, devançant de prestigieuses institutions américaines comme Yale, Princeton ou Stanford.
L'accréditation est octroyée au terme d'une évaluation de quelque 150 critères dans quatre grandes catégories : la formation, la recherche, les opérations et les impacts dans la société.
Pour Éric Bauce, vice-recteur exécutif et responsable de ce dossier amorcé en 2007, la reconnaissance obtenue «n'est pas une consécration, mais un signal qu'on est sur la bonne voie».
«Vivre plus simplement»
La phrase ayant servi de motivation à la communauté universitaire devance le concept même de développement durable, a-t-il dit, puisqu'elle émane de Gandhi dans les années 50 : «Il faut apprendre à vivre plus simplement pour que les générations futures puissent simplement vivre.»
C'est autour de cette idée que se sont amorcés des changements aussi divers qu'une diminution de 20 % de la production des gaz à effet de serre, le virage santé ou l'atteinte et le maintien de l'équilibre budgétaire. La gestion des déchets ou des transports, la politique d'approvisionnement responsable et, bientôt, d'investissement responsable, sont dans le même esprit.
Avec sa centaine de chaires de recherche qui tournent autour du développement durable ou des programmes comme son baccalauréat unique au Canada dans ce domaine, l'Université Laval est un «banc d'essai», affirme M. Bauce, qui forme des étudiants ambassadeurs qu'elle exporte dans la société. «Ce sont eux qui vont changer le monde.»
Lorsque les nouvelles méthodes adoptées permettent des économies d'argent, ces sommes sont réinvesties dans des projets de la communauté universitaire.
Le dossier de l'université québécoise s'est illustré de façon particulière sur le plan de l'engagement de ses membres, qui cumulent deux millions d'heures de bénévolat au sein de diverses causes sociales ou humanitaires.