Christian Simard, directeur de Nature Québec, vise la conversion de 15 édifices d'ici septembre prochain.

Développement du Nord: des «verts» inquiets pour les aires protégées

Des propos de la première ministre Pauline Marois sur la création d'aires protégées dans le Nord inquiètent sérieusement les écologistes.
Mardi, lors de sa rapide visite à Chibougamau, Mme Marois a mentionné que son gouvernement a toujours l'intention «de s'assurer que 50 % du territoire du Nord québécois serait protégé [en matière de] biodiversité [...] et du maintien de 12 % de parcs naturels dans tout le territoire québécois». Une journaliste lui a fait remarquer que son prédécesseur, le libéral Jean Charest, avait promis une protection de 50 % du territoire, mais des aires protégées couvrant 20 % de l'immense région nordique. «Actuellement, on sait que nous pouvons faire le 12 %. Éventuellement, le reste viendra», a-t-elle indiqué vaguement.
Deux des organisations «vertes» les plus connues n'ont pas tardé à réagir. Greenpeace a accusé «l'équipe Marois de [ramener] le Québec dans le siècle passé en matière de conservation». Son porte-parole québécois, Nicolas Mainville, s'est dit stupéfait. «Pendant que le Parti québécois investit massivement nos fonds publics pour défricher les écosystèmes les plus fragiles de la planète, aucune police d'assurance n'est mise en place pour protéger ces territoires. C'est irresponsable!»
Pour Christian Simard, directeur général de Nature Québec, mettre la barre à 12 % pour les aires sous protection constitue une «cible [...] insuffisante [qui] mine la crédibilité du gouvernement dans sa volonté de réellement protéger le patrimoine naturel nordique». À son avis, «c'est extrêmement décevant de constater le manque de vision du gouvernement [...]».