Sur sa page Facebook, le producteur Richard Fleury a écrit que sa famille avait perdu, à première vue, près de trois mille arbres.

Des vents violents détruisent près de 20 000 érables dans Chaudière-Appalaches

Entre 15 000 et 20 000 érables auraient été déracinés ou brisés par des vents destructeurs mercredi soir à Sainte-Rose-de-Watford dans la région administrative de Chaudière-Appalaches. Environnement Canada tente de faire la lumière sur ce qui s'est produit.

«Une ligne d'orage» est passé sur Sainte-Rose-de-Watford mercredi soir, selon Environnement Canada qui n'était pas en mesure, jeudi soir, d'expliquer exactement ce qui s'était produit la veille.

En entrevue avec La Presse canadienne, la météorologue de l'agence, Rebecca Cyr, a expliqué «qu'il faudra attendre l'analyse des images satellitaires pour déterminer si une tornade ou une microrafale» a dévasté le secteur.

Le vent a détruit entre 15 000 et 20 000 érables qui servent à la production de sirop selon le maire de la municipalité, Hector Provençal, qui est allé constaté de visu les dégâts:

«Il n'y a plus rien à faire avec ça, les arbres sont cassés ou déracinés complètement sur quatre à cinq kilomètres».

Selon lui, cette destruction représente «des pertes entre 135 000$ et 155 000$ par année» pour les cinq ou six acériculteurs touchés.

«Il y en a pour qui c'est la principale production, le principal revenu, et il faudra attendre au moins deux générations avant que les arbres qui seront plantés deviennent matures», a précisé le maire Provençal.

Sur sa page Facebook, le producteur Richard Fleury a écrit que sa famille avait perdu, à première vue, près de trois mille arbres.

«Ce matin mes grands-parents doivent se revirer dans leurs tombes. Tant d'années à entretenir, à monter une entreprise viable. Combien de dizaines de milliers d'heures de travail...tout détruit en 1 minute. 5 générations de travail. Au moins 2 générations vont passer avant de réentailler ces secteurs détruits. »

Le maire Hector Provençal a indiqué que des agents du ministère de la Sécurité publique doivent se rendre inspecter les lieux lundi, d'ici là, monsieur provençal voudrait «qu'un drone survole le secteur» pour constater l'ampleur des dégâts.