Les organismes Eau Secours, Fondation Rivières et Nature Québec citent en exemple les déversements récents de millions de litres d’eaux usées non traitées par les villes de Longueuil et de Shawinigan dans le fleuve Saint-Laurent et dans les rivières Shawinigan et Saint-Maurice.

Des organismes lancent une campagne contre les déversements d’eaux usées

Trois organismes environnementalistes annoncent lundi le lancement d’une campagne pour exhorter le gouvernement du Québec à mettre en place des solutions afin d’arrêter les déversements d’eaux usées dans les cours d’eau et de mieux les encadrer s’ils sont absolument nécessaires.

Les organismes Eau Secours, Fondation Rivières et Nature Québec citent en exemple les déversements récents de millions de litres d’eaux usées non traitées par les villes de Longueuil et de Shawinigan dans le fleuve Saint-Laurent et dans les rivières Shawinigan et Saint-Maurice. Un déversement du genre, de cinq milliards de litres d’eau, avait été fait dans le Saint-Laurent par la ville de Montréal à l’automne 2015.

Alice-Anne Simard, directrice générale d’Eau Secours, déplore que les déversements d’eaux usées semblent être la norme au Québec. À son avis, il est faux de prétendre, comme le font les élus, que ces déversements sont inévitables. Les trois organismes signalent qu’il y a eu 62 000 déversements au Québec en 2017, comparativement à 1300 en Ontario.

Ils proposent la constitution par le gouvernement d’une équipe d’experts en gestion des eaux usées.

Ils demandent aussi un encadrement des 93 municipalités qui déversent constamment leurs eaux usées sans traitement, une interdiction de déversements sans autorisation du ministère de l’Environnement, une amende imposée aux municipalités en fonction des volumes d’eaux usées déversés et des mesures d’aménagement du territoire, comme la réduction de l’imperméabilité des sols et l’aménagement d’infrastructures vertes.

Ils soutiennent que les eaux d’égout non traitées causent des dommages aux espèces aquatiques, se répercutent dans la chaîne alimentaire et, dans certains cas, peuvent poser des risques pour les humains qui boivent l’eau des rivières et du fleuve Saint-Laurent.

Une pétition qui s’adresse à François Legault ainsi qu’aux deux ministres impliquées dans le dossier a été mise en ligne.