Déneigement : Québec pourrait piger 3,3 millions $ dans sa réserve

L'hiver 2013-2014 a été un peu plus neigeux que la moyenne et menace de coûter 3,3 millions $ de plus que prévu à la Ville de Québec. L'automne qui s'amorce peut toutefois sauver la mise si le ciel est clément.
Québec a reçu 196,9 centimètres de neige de janvier à avril, contre 165,4 pour la même période en 2013 et 172 en moyenne au cours des cinq dernières années. Ce surplus de flocons a entraîné des dépenses non budgétées de 3,3 millions $ dans les arrondissements, alors que 38,2 millions $ ont été réservés en 2014 pour déneiger quelque 4800 kilomètres de rues et de trottoirs.
La comptabilité municipale coupe toujours les hivers en deux. Il suffirait donc que les derniers mois de l'année soient secs pour que la Ville se repaie.
C'est ce qui est arrivé - à l'envers - l'an dernier. Le début de l'année a été tranquille, laissant une marge de manoeuvre à l'administration municipale pour disposer de la neige abondante de novembre et décembre sans défoncer le budget. Ne voulant pas prendre de risque, le comité exécutif a tout de même décidé d'affecter 3,3 millions $ de sa «réserve neige» au cas où le dépassement subsisterait en fin d'année 2014. Il y a dans cette enveloppe, une précaution budgétaire signée Régis Labeaume, 20 millions $ pour parer aux imprévus.
Pour le moment, l'argent n'est pas décaissé, mais mis de côté, précise David O'Brien, porte-parole de la Ville de Québec.
Ce trou potentiel n'a rien à voir avec celui de 20 millions $ creusé dans les finances municipales à l'hiver 2008, qualifié d'«hiver du siècle». Pas moins de 540 centimètres de neige avaient alors recouvert la capitale. La moyenne annuelle est de 300 centimètres. Il en est tombé 330 entre novembre et avril derniers.