À Saguenay, Greenpeace mène une campagne qui fait craindre pour l'avenir des trois usines à papier de Produits forestiers Résolu (PFR) dans la région.

Couillard s'en prend à Greenpeace, qui s'en fiche

L'appel du premier ministre Philippe Couillard ne fera pas changer les pratiques de Greenpeace, a prévenu jeudi le porte-parole québécois du groupe écologiste, Nicolas Mainville.
De passage à Saguenay, où Greenpeace mène une campagne qui fait craindre pour l'avenir des trois usines à papier de Produits forestiers Résolu (PFR) dans la région, le premier ministre a lancé un appel au sens civique des militants associés à l'organisme.
Il a invité Greenpeace à se préoccuper davantage des citoyens, à réaliser l'impact de ses actions sur les travailleurs et leurs familles et à proposer des solutions.
Il a aussi averti les militants qu'ils se trompent s'ils pensent pouvoir stopper l'exploitation de la forêt boréale.
La sortie de M. Couillard fait suite à celle, hautement médiatisée, du maire Jean Tremblay de Saguenay qui a accusé Greenpeace de «terrorisme» économique contre les projets porteurs d'emplois pour la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean.
En réplique, le porte-parole de la multinationale écologiste a reproché au premier ministre de faire preuve d'une «profonde incompréhension» du rôle de Greenpeace. Il a aussi fait remarquer que la compagnie Résolu ne se retrouverait pas dans une position inconfortable auprès de ses clients si elle avait conservé sa certification environnementale Forest Stewardship Council (FSC).
Greenpeace ne relâchera pas la pression, mais l'organisme est disposé à «aider Résolu» pour qu'elle récupère sa certification, a affirmé M. Mainville.