L'erreur de plomberie commise à l'école Montagnac ne semble finalement pas avoir eu de conséquences dramatiques . Sur les 97 puits testés, seulement trois ont présenté des signes de contamination.

Contamination des puits à Lac-Beauport: «moins inquiétant», dit la mairesse

La mairesse de Lac-Beauport s'est dite rassurée, vendredi, par le fait que seuls trois puits sur une centaine se sont révélés contaminés autour du bâtiment de la Montagne de l'école Montagnac. «C'est bon signe», croit-elle.
La commission scolaire des Premières-Seigneuries (CSDPS) a publié vendredi le bilan final des tests d'eau réalisés les 20 et 21 décembre par la firme EnvironeX, à la demande du ministère de l'Environnement.
Sur 149 propriétaires potentiellement touchés par une contamination de l'eau, conséquence d'une erreur lors de la construction du bâtiment de la Montagne, une centaine ont répondu à l'appel des autorités. Ce sont finalement 97 puits qui ont été testés, dont 94 n'ont présenté aucun signe de contamination.
C'est donc dire que des coliformes fécaux ont été trouvés dans seulement trois puits. «C'est bon signe, quand même. C'est moins inquiétant», a réagi la mairesse Louise Brunet. Il demeure pour l'instant impossible de dire si les contaminants proviennent de l'école, dont les égouts sanitaire et fluvial ont été inversés.
Mesures à prendre
Les propriétaires exemptés de contamination pourront cesser de faire bouillir l'eau et recevront les résultats d'analyse par courriel. Les trois autres devront prendre les mesures nécessaires pour faire désinfecter leurs puits.
Sans dire que le dossier est clos, Louise Brunet croit que l'essentiel a été fait pour rassurer la population depuis l'éclosion de la crise, il y a une semaine. «Il ne fallait pas prendre de chances [...] Ce qui importait, c'était la santé de la population. On a fourni de l'eau la première fin de semaine. On continue quand même à faire des tests de notre côté», a-t-elle dit, précisant que d'autres analyses d'eau seront faites «au printemps» dans les secteurs ciblés. Lac-Beauport n'a pas l'intention d'aller plus loin contre la CSDPS.
Cette dernière croit de son côté avoir rempli sa part du contrat. «Pour l'instant, on répond à ce qui nous a été demandé par le ministère de l'Environnement», a indiqué Martine Chouinard, secrétaire générale de la commission scolaire. En plus des tests, dont elle assume les coûts, la CSDPS a commencé à retirer les sols contaminés autour du bâtiment de la Montagne.
Pour le tiers des résidents touchés qui n'ont pas encore profité de l'analyse d'eau gratuite, la CSDPS continuera de répondre aux demandes au cas par cas, ce qui précisera le portrait dans les prochaines semaines.
Certains résidents n'avaient pas attendu et avaient déjà fait tester leur eau lorsque la possible contamination a été dévoilée. L'avis d'ébullition est maintenu pour ceux qui n'ont pas encore demandé leur test.
Interrogée à savoir jusqu'à quel point la commission scolaire était responsable de la situation, Mme Chouinard a déclaré qu'il ne «faut pas oublier que les travaux ont été faits sous la responsabilité d'un entrepreneur». À noter que les bureaux de la CSDPS seront fermés jusqu'au 8 janvier.