Dans la région de Québec, parmi les établissements d’enseignement, seul le Cégep de Sainte-Foy s’est engagé à stopper la vente de bouteilles d’eau.

Bouteilles d’eau: pas de retrait à court terme à l’UL

Si l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) s’est engagée à retirer la vente de bouteilles d’eau sur ses campus de Trois-Rivières et de Drummondville dès l’automne, l’Université Laval, quant à elle, ne semble pas considérer telle mesure à court terme.

Appelée à commenter la décision de l’UQTR, l’Université Laval n’a pas voulu répondre directement à la question, ni même dire si elle prévoyait elle aussi mettre en place telle mesure dans un horizon temporel. 

L’administration universitaire a plutôt indiqué vouloir encourager la consommation d’eau publique afin de réduire la consommation d’eau embouteillée. Dans une déclaration laconique, l’UL explique miser «sur la sensibilisation et la responsabilisation des membres de la communauté universitaire dans leurs choix individuels.»

«Nous poursuivons notre démarche non coercitive et incitons la communauté universitaire à adopter des comportements d’achats responsables, en lui offrant les outils nécessaires pour y arriver», explique-t-on. 

Selon l’institution, cette approche porte fruit puisque le nombre de bouteilles vendues aurait diminué au cours des dernières années. Entre 2016 et 2017, ce sont 19 938 bouteilles d’eau à usage unique en moins qui auraient été vendues sur le campus. L’UL ajoute rester ouverte à «discuter d’approches innovantes» permettant à ses clientèles de faire des choix responsables. 

Bien peu, dit la CADEUL

Tout ça est bien peu, juge la CADEUL — l’association des étudiants de premier cycle — qui applaudit l’initiative de l’UQTR et qui estime que l’UL devrait emboîter le pas sans délai. 

Son président Samuel Rouette-Fiset rappelle que l’association étudiante appuie depuis plusieurs années la pétition lancée par Univert Laval qui exige l’abolition de la vente d’eau embouteillée sur le campus. La campagne À Laval, buvons local! existe depuis 2010 et plus de 3000 personnes ont déjà signé la pétition, lit-on sur le site de l’association écologique. 

«Nous, on a retiré la vente de bouteilles d’eau au dépanneur Chez Alphonse parce que c’est ce qui nous est permis par l’Université», a avancé M. Rouette-Fiset. «Il semble que le retrait des bouteilles d’eau du campus n’est pas un enjeu prioritaire pour l’Université Laval», a-t-il ajouté, rappelant que l’administration avance le même argument depuis des années pour justifier sa position. 

Dans la région de Québec, parmi les établissements d’enseignement, seul le Cégep de Sainte-Foy s’est engagé à stopper la vente de bouteilles d’eau. La mesure devrait entrer en vigueur d’ici 2019.