Le ministre David Heurtel attendra l'étude commandée par le ministère de l'Environnement à RECYC-QUÉBEC sur la «performance des systèmes de consignation et de collecte sélective» avant de statuer. L'étude devrait être prête d'ici mars 2015.

Bouteilles de vin: Heurtel penche du côté des proconsigne

Le ministre de l'Environnement du Québec, David Heurtel, campe du côté des proconsigne.
<p>David Heurtel</p>
Le système de consignation sera amélioré, assure-t-il en entrevue avec Le Soleil. Il n'exclut pas qu'il inclue un jour les bouteilles de vin.
«Pour nous, la consigne est essentielle, soutient-il. La consigne fait partie de la solution, c'est clair pour nous. Elle a un rôle important à jouer.»
- Vous n'excluez pas qu'un jour les bouteilles de vin de la Société des alcools du Québec soient consignées? lui a-t-on demandé très précisément. «On n'exclut rien à ce moment-ci.»
«La question de la consigne des bouteilles de vin fait partie de la réflexion», précise David Heurtel.
Il ajoute cependant qu'il faut en étudier «l'ensemble des impacts», ce qui signifie qu'aucune décision n'est imminente dans ce dossier.
La Société des alcools du Québec refuse de mettre en place un système de récupération de ses bouteilles, lesquelles seraient donc, s'il y en avait un et par ricochet, consignées. Le Québec et le Manitoba sont les seules provinces au Canada où les bouteilles de vin et de spiritueux ne circulent pas dans un système de consignation.
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D'abord, l'étude
Le ministre de l'Environnement dit attendre avec impatience l'étude comparative commandée par son ministère et RECYC-QUÉBEC sur la «performance des systèmes de consignation et de collecte sélective». L'idée de cette étude a été lancée il y aura bientôt deux ans par le prédécesseur de M. Heurtel, Yves-François Blanchet, alors que le gouvernement de Pauline Marois était au pouvoir.
Au gouvernement, plusieurs estiment qu'elle met du temps à être complétée. Elle devrait finalement être prête d'ici mars prochain, dit-on aujourd'hui.
En fait, c'est «tout le régime de gestion des matières résiduelles au Québec» qui doit être amélioré, croit l'actuel ministre de l'Environnement. Il faut se pencher sur «tout ce qui va dans le bac de recyclage et ce qui va vers la consigne».
Aucune décision ne sera prise avant que les résultats de l'étude en cours ne soient connus.
L'Association des embouteilleurs de boissons gazeuses du Québec, les Partenaires de la collecte sélective et l'Association des détaillants en alimentation du Québec privilégient l'amélioration de la capacité de rendement de la collecte sélective plutôt que celle de la consigne.