Le chantier de l'usine de biométhanisation, qui doit commencer au début de 2015 dans le secteur de la baie de Beauport, sera le deuxième plus important chantier de la ville, après l'amphithéâtre.

Biométhanisation: pas nécessairement plus d'argent, mais plus de temps

Régis Labeaume espère davantage de temps pour mettre sur pied l'usine de biométhanisation à Québec, qui doit être en fonction pour 2019.
Mardi, le maire de Québec a reproché au gouvernement du Québec d'avoir des exigences environnementales, mais qu'une telle usine qui doit transformer en biogaz les restes de table et les boues municipales est une «grosse bouchée financièrement».
«C'est un beau cas où un gouvernement nous impose quelque chose et qu'il y a un coût additionnel qui n'est pas remboursé», a déploré M. Labeaume. La Politique québécoise de la gestion des matières résiduelles prévoit pour 2020 de mettre fin à l'enfouissement de toutes les matières organiques.
L'usine de Québec, prévue initialement pour 2014, est maintenant évaluée à 100 millions $, dont 44 millions $ à la charge de la Ville de Québec. Mercredi, le ministre de l'Environnement David Heurtel a invité le maire à «relativiser», estimant que le projet n'était que pour 2019. Le temps est justement ce sur quoi Régis Labeaume veut tabler.
Questionné sur la réplique du ministre David Heurtel, le maire de Québec a dit jeudi qu'il n'espérait pas nécessairement avoir plus d'argent du gouvernement, parce que tout a déjà été négocié. Il espère toutefois plus de temps, avant de voir naître le projet. «Si on pouvait gagner un an ou deux, ça ferait notre affaire», a-t-il dit.