Le ministre délégué aux Régions, Gaétan Lelièvre, déposera un projet de loi qui créera le gouvernement régional d'Eeyou Istchee-Baie-James.

«Banc des Américains» à Gaspé : des études sur la faune avant de statuer sur la protection

Québec endosse l'approche fédérale qui veut faire du «banc des Américains», au large de Gaspé, une zone de conservation, à l'abri de l'industrie pétrolière, pour autant que les études confirment son potentiel faunique.
Mercredi, à la sortie de la réunion hebdomadaire du cabinet de Pauline Marois, le député-ministre de Gaspé, Gaétan Lelièvre, a repris les propos, tenus la semaine dernière, par sa collègue Martine Ouellet. La titulaire du portefeuille des Ressources naturelles a affirmé que les appels d'offres pour des rapports établissant le potentiel économique des hydrocarbures dans ce secteur ont d'abord pour but de mieux le protéger.
«Au moment où on se parle, notre volonté est vraiment plus de développer ce territoire au niveau récréatif faunique, compte tenu de son potentiel», a indiqué le ministre Lelièvre. Un journaliste lui a demandé pourquoi il précisait que c'est ce que son gouvernement pense «au moment où on se parle».
«On doit d'abord connaître le potentiel du site, a rétorqué Gaétan Lelièvre. Selon les informations que nous avons et la volonté du gouvernement, ce ne serait pas appelé à changer. [L'orientation de Québec] c'est vraiment de protéger le secteur qui est situé dans un secteur vraiment très, très, très fragile.»
Cette zone couvre plus de 1000 kilomètres carrés en territoire maritime, près des côtes à proximité à l'extrémité de la péninsule gaspésienne, à quelques kilomètres de Gaspé, de Percé et du parc de Forillon. Ottawa a manifesté son intention d'en faire une aire de protection d'où les activités d'exploration et d'exploitation pétrolières seraient bannies.
Le ministre responsable de la Gaspésie a signalé que l'optique est tout autre pour ce qui est de Old Harry. Cette structure géologique se trouve dans le golfe du Saint-Laurent, à cheval sur la ligne de démarcation départageant les eaux territoriales du Québec et de Terre-Neuve. «La volonté est de développer» l'éventuel gisement d'hydrocarbures qui se trouveraient sous le Saint-Laurent.
M. Lelièvre doute fortement que cela puisse se faire en 2014. «Il y a encore des études à réaliser, beaucoup d'expertises à aller chercher. On doit prendre le temps de le faire convenablement» pour des travaux dont le cadre réglementaire n'est pas connu, a-t-il fait remarquer.