Les scénarios moins draconiens mais inquiétants pour les pêcheurs suggéraient la fermeture d’un grand quadrilatère à compter de l’arrivée des premières baleines, attendues vers la mi-mai.

Baleines noires: le ministre Leblanc se veut rassurant

CARLETON – Le ministre fédéral des Pêches et des Océans, Dominic Leblanc, tente de se faire rassurant en écartant l’idée, pourtant exprimée mercredi par ses fonctionnaires de Moncton, qu’un seul décès de baleine noire dans le sud du golfe Saint-Laurent pourrait mener à l’arrêt de la pêche aux crabes des neiges dans ce secteur.

«La seule pensée que le ministre pourrait complètement fermer la pêche à la suite de la mort ou de l’empêtrement d’une seule baleine est complètement erronée (…) Nous sommes en mesure d’apporter des modifications à la pêche de manière ciblée, le cas échéant, mais ces mesures concerneraient certaines zones et certaines périodes et, par conséquent, n’auraient aucune influence sur la pêche dans son ensemble», indique une déclaration du bureau du ministre Leblanc.

On y spécifie aussi qu’aucune décision n’a été prise, parce que le ministre entend réviser au préalable les discussions tenues lors du comité consultatif sur le crabe. C’est lors de la réunion de ce comité que des scénarios potentiellement sombres ont été évoqués en prévision de la prochaine saison.

Les scénarios moins draconiens mais inquiétants pour les pêcheurs suggéraient la fermeture d’un grand quadrilatère à compter de l’arrivée des premières baleines, attendues vers la mi-mai, ou la fermeture pour deux semaines de plus petits quadrilatères, d’une taille non-définie, à chaque observation d’un total de trois baleines.

«Comme c’est le cas pour toute décision de gestion des pêches, le ministre doit soupeser plusieurs éléments, tels que les avantages socio-économiques pour les pêcheurs et le besoin de préserver nos ressources marines pour les générations à venir», indique aussi le message du ministre.

La pêche du crabe des neiges pourrait débuter entre le 15 et le 20 avril dans le sud du golfe. Si le prix reste fort, le quota présumé de 25 286 tonnes métriques pourraient être porteur de retombées d’au moins 280 millions$ pour les pêcheurs des quatre provinces évoluant dans ce secteur, dont les Gaspésiens et les Madelinots.