Au dire d'Environnement Canada, le problème des poussières émanant du port de Québec serait de compétence provinciale, et non fédérale, contrairement à ce qu'affirme Arrimage Québec.

Arrimage Québec réfute les propos de Maltais sur son manque de collaboration

Arrimage Québec se défend de ne pas collaborer avec les différents comités qui surveillent les activités portuaires et affirme au contraire répondre «positivement chaque fois qu'une demande d'information lui est faite».
L'entreprise a publié mardi un communiqué de presse pour réfuter les propos de la ministre responsable de la région de Québec, Agnès Maltais, qualifiés d'«inexacts» et d'«erronés». Lundi, celle-ci a déploré le manque de collaboration du Port de Québec et de son principal utilisateur pour établir l'ampleur de la pollution causée par leurs activités.
Selon son porte-parole, le consultant Richard Thibault, Arrimage Québec ne peut être accusée de cacher de l'information puisque le Comité de vigilance des activités portuaires ne lui a jamais adressé la moindre demande. «On n'a jamais eu de questions. S'il y en avait eu, ça nous aurait fait plaisir de répondre», a-t-il assuré.
M. Thibault a ajouté que l'entreprise participait «activement» aux travaux de la Direction de santé publique. Celle-ci s'attarde à la pollution de l'air dans Limoilou dans une perspective large, qui inclut la circulation, le chauffage et les autres activités industrielles susceptibles de gâter l'air.
Transparence
Arrimage dit être aussi prompte à répondre aux questions du comité de relations avec la communauté du Port de Québec. Ce que confirme le président du comité, Gaston Déry. «C'est vrai. À chaque fois qu'on a demandé de l'information à Arrimage Québec, on l'a eue», a-t-il témoigné au Soleil, mardi.
Enfin, Arrimage précise qu'elle ne poursuit pas le ministère de l'Environnement, comme l'a indiqué la ministre, mais qu'elle demande plutôt à la Cour supérieure de «clarifier toute la question de la juridiction». 
Chose certaine, l'entreprise conteste les interventions du provincial en territoire fédéral et refuse de demander une autorisation du ministre pour des travaux ou des activités de débardage dans le port de Québec.
Il a été impossible, mardi, d'obtenir le détail des questions qui auraient été adressées à Arrimage Québec et qui seraient demeurées en suspens. Le Comité de vigilance des activités portuaires, la Direction de santé publique et le ministère de l'Environnement ont convenu lundi de mettre leurs efforts et leurs données en commun pour dresser un portrait de la qualité de l'air dans Limoilou et les quartiers environnants de la basse ville.