Un des grands coups de coeur de Serge Viau est la restauration des rives de la rivière Saint-Charles avec son sentier pédestre, notamment.

Aquaresponsabilité: un A+ pour Québec

La Ville de Québec est «sur la bonne voie» pour devenir un modèle international quant à sa gestion de l'eau.
C'est la grande conclusion d'un audit sur l'aquaresponsabilité dont les détails ont été présentés mardi matin en comité plénier à l'hôtel de ville. La Ville de Québec a obtenu la note de A+ après un examen en 17 points mené pour la première fois par l'Institut international de l'aquaresponsabilité municipale (IIAM).
«On a une bonne note, mais on peut toujours s'améliorer», a indiqué le conseiller responsable des infrastructures, François Picard.
Il souhaiterait notamment abaisser le taux de fuites d'eau potable dans les tuyaux de la Ville, actuellement de 22 %. «Pour une ville de 400 ans, 22 %, on peut dire que c'est normal. Mais on peut toujours s'améliorer», a illustré M. Picard en mentionnant qu'un réseau d'aqueduc neuf 10 et 15 % de fuites. «Quand on voit qu'à Montréal, c'est autour de 40 %, ça peut nous consoler un peu», a-t-il poursuivi.
En août 2011, l'administration Labeaume a investi 100 000 $ pour participer à ce projet-pilote chapeauté par l'Institut national de la recherche scientifique (INRS) et l'Université Laval. La façon dont la Ville gère son eau a été analysée sur tous les plans, de la protection des berges jusqu'à la consommation quotidienne et l'épuration des eaux usées en passant par l'information aux citoyens.
Améliorations
Malgré sa note de A+, Québec a obtenu un moins bon bulletin sur 3 des 17 éléments de l'aquaresponsabilité, soit l'adaptation aux changements climatiques, la promotion d'habitudes de consommation plus responsables et la qualité de son eau.
Jean-Pierre Villeneuve de l'INRS a qualifié la Ville de Québec de «bon élève» au moment de présenter aux élus 12 recommandations. Au premier chef, la Ville devra effectuer des bilans réalistes de sa consommation et maintenir un niveau suffisant d'investissements dans ses infrastructures.
Cet audit sur l'aquaresponsabilité est une première expérience que la Ville et l'IIAM espèrent exporter dans d'autres villes du Québec et d'ailleurs dans le monde. «La Ville de Québec peut être porteuse de cette expertise», croit M. Picard, qui y voit aussi une opportunité de mettre en valeur le travail de chercheurs d'ici.
Un deuxième bilan de la gestion de l'eau par la Ville est prévu en 2016.
Le comité plénier de mardi s'est déroulé en l'absence du maire, Régis Labeaume, retenu par des rencontres.
EN UN MOT
Aquaresponsabilité : concept qui englobe toutes les actions qu'une ville devrait entreprendre pour garantir une saine gestion de ses ressources et de ses services d'eau.
Source : Institut international de l'aquaresponsabilité municipale